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Biographie de Jean-Claude Carrière

Biographie de Jean-Claude Carrière
(né en 1921)

Scénariste, auteur, dramaturge français.

Jean-Claude Carrière commence à se faire connaître au milieu des années 50 en publiant « Le lézard » (1957), son premier roman. Engagé pour écrire les adaptations romanesques des films de Jacques Tati (« Les vacances de M. Hulot »,  1958 et « Mon oncle », 1960), il fait son entrée dans le monde du cinéma, rencontre l'illustrateur / cinéaste  Pierre Etaix avec qui il coproduira, coréalisera et co-écrira plusieurs courts-métrages dont « Heureux Anniversaire», Oscar du meilleur court-métrage de fiction en 1962. Il écrit également « Le voleur » (1967) pour Louis Malle.

Deux ans après, il commence une longue période de collaboration avec Luis Buñuel. Celui-ci était considéré à l'époque comme ayant déjà atteint son apogée et se dirigeant vers la pente descendante. La collaboration avec Carrière - qui co-écrira les scenarii avec Buñuel - correspondra à un retour vers un surréalisme revivifié, pétri d'ironie, de paradoxes et de comédie. Avec « Le Journal d'une femme de chambre » (1964), une nouvelle version du film éponyme de Jean Renoir (1946), le duo présente le monde hypocrite et amoral de la bourgeoisie provinciale à travers le récit de la vie d'une femme de chambre interprétée par Jeanne Moreau. « Belle de jour » (1966) traite de la libération qu'une jeune femme mariée trouve en devenant prostituée dans une maison close, tous les jours de quatorze à dix sept heures. Le duo poursuit son exploration du petit monde bourgeois avec « Le charme discret de la bourgeoisie » (1972), exploration qui culmine avec « Cet obscur objet du désir » (1977), chef d'oeuvre ultime de Buñuel qui vaudra aux deux hommes une nomination aux Oscars pour le prix du meilleur scénario.

Après la disparition de Buñuel, Carrière s'apparie au théâtre avec le metteur en scène Peter Brook, donnant naissance entre autres à « La Tragédie de Carmen » (1983), adaptation de « Carmen » qui sera applaudie par les plus prestigieux théâtres de Paris et de New York,  ou à la pièce « Le Mahabharata » (1989). Il écrira également des scénarios pour les plus grands réalisateurs, de Milos Forman (« Taking off », 1971 et « Valmont », 1989) à Jacques Deray (« Borsalino », 1970) en passant par Volker Schlöndorff (« Le tambour », 1979, Oscar du meilleur film étranger), Patrice Chéreau (« La chair de l'orchidée », 1975) et Andrzej Wajda (« Les possédés », 1988)...

En 1988, Jean-Claude Carrière reçoit sa troisième nomination aux Oscars avec « L'insoutenable légèreté de l'être » de Philip Kaufman, d'après le roman de Milan Kundera. Il écrit l'adaptation de « Cyrano de Bergerac » (1990) qui sera réalisée par Jean-Paul Rappeneau, interprétée par Gérard Depardieu, et qui est à ce jour considérée comme la meilleure version de l'oeuvre d'Edmond Rostand jamais portée à l'écran. En 2007, il signe le scénario des « Fantômes de Goya » de Forman.

Jean-Claude Carrière a commencé l'écriture de scenarii à l'époque de la Nouvelle Vague, qui s'éveilla en réaction à la cinématographie de studio traditionnelle et à la tyrannie du script. Le script est pour lui à la fois utile et superflu. Son écriture est un processus permanent, qui peut durer jusqu'au montage. Sa composition doit être suffisamment flexible pour octroyer une part de liberté aussi bien au réalisateur qu'à l'acteur.

L'oeuvre scénaristique de Carrière est marqué par un humour acerbe, une attention aux absurdités de la vie et une défiance particulière envers les figures de l'autorité. La bourgeoisie est un sujet de prédilection de son écriture, qui n'est pas entièrement de la tragédie car elle est trop ironique, et qui est servie par le surréalisme, l'imprévu et une soif d'exploration insatiable.
 



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