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Biographie de Paul Fort

Paul Fort
(1872-1960)

Poète français.

Paul Fort, natif de Reims, publia sa première pièce, « La petite bête », à dix-huit ans. En réaction aux pièces réalistes jouées à l'époque par le Théâtre Libre et les autres mouvements naturalistes de l'époque, il fonda et dirigea le Théâtre d'art en 1890. Représentant les oeuvres de Stéphane Mallarmé, Jules Laforgue, Paul Verlaine ou Maurice Maeterlinck, le Théâtre d'art fut une composante essentielle du symbolisme dans l'art dramatique français.

En 1891, Paul Fort publia son premier recueil de poèmes, « Plusieurs choses », qui furent suivies d'une quarantaine de volumes des « Ballades françaises » publiées de 1896 à 1958, dont le premier volume fut un succès immédiat. Si les poèmes y sont publiés sous forme de paragraphes de proses, ils gardent néanmoins toutes leurs qualités rythmiques, toutes les décorations figuratives et les rimes des vers. Fort croyait en effet qu'en affaiblissant l'attrait visuel des poèmes, on renforçait leur attraction auditive.

Paul Fort avait un talent particulier pour écrire des poèmes dans le style des chansons populaires (par exemple « L'amour marin »). Il y révèle des images joyeuses et sentimentales de la campagne, admirant la force de la nature et la vie qui y existe : le lever de soleil, le vent, la terre que les hommes labourent. Il se distinguait ainsi des autres symbolistes qui eurent pour thème avant tout le silence, le brouillard ou le clair de lune. Son oeuvre était inventive et spontanée, éloquente et simple, et il disait : « Je suis un arbre à poèmes : un poémier ». Ses textes symbolistes furent en cela plus accessibles au grand public, contrairement au lyrisme plus subtil des autres poètes contemporains.

En 1905, il fonda la célèbre revue littéraire Vers et Prose avec Moréas et Salmon. Vers et Prose fut un monument de la littérature française jusqu'à la guerre, et eut pour dessein la publication du groupe d'héroïques poètes et auteurs de prose qui avaient modernisé la substance et le style des lettres, renouvelé le goût pour la grande littérature et le lyrisme qui, selon ses créateurs, avaient été abandonnés depuis longtemps. Les pages de la revue verront ainsi se succéder Maeterlinck, Stuart Merrill, Gide, Maurras, Jules Renard ou Guillaume Apollinaire. Si toutes les composantes de la « jeune littérature » étaient représentées dans Vers et Prose, Fort demeurait fermement ancré dans le symbolisme, croyant à la force de l'image, une force mystérieuse et insaisissable, qui pouvait uniquement être suggérée et non décrite. Avec Henri de Régnier ou Saint-Pol Roux, il s'opposait ainsi aux réalistes (Zola), aux romantiques (Chateaubriand, Hugo) et aux Parnassiens (Leconte de Lisle, Baudelaire, Coppée), accusés de trop insister sur les qualités analytiques et critiques de leurs poèmes et d'avoir aliéné la nouvelle génération d'auteurs et de poètes. Les grandes heures du symbolisme, qui dura moins d'une quinzaine d'années, étaient toutefois déjà passées, et celui-ci n'aura pas d'influence durable sur la littérature.

En 1910, la revue se transforma en maison d'édition. Paul Fort était alors au coeur de la vie littéraire parisienne. Il tenait ses fameux mardis à la Closerie des Lilas, où il recevait des peintres et des sculpteurs mais surtout réunissait les poètes et les auteurs les plus prestigieux de l'époque comme Apollinaire, Salmon ou Jarry. Cette popularité se confirma en 1912 lorsque cinq journaux, Gil Blas, Comoedia, La Phalange, Les Loups et Les Nouvelles organisèrent un référendum pour désigner le nouveau Prince des poètes. 350 auteurs votèrent pour Paul Fort, désigné comme celui qui était le plus digne de porter les traditions littéraires françaises. Paul Fort devenait ainsi le successeur de Verlaine, Mallarmé et Léon Dierx.

La célébrité n'apporta pas toutefois à Fort le confort financier, et sa réputation déclina après 1914. Il fit alors des apparitions dans des théâtres de vaudeville pour lire ses ballades, convaincu que la poésie pouvait toucher un public moderne. Il écrivit plusieurs pièces, dont « Louis XI, curieux homme » (1921)  ou « Les compères du roi Louis » (1923). En 1944, il publia « Mes Mémoires, toute la vie d'un poète, 1872-1943 », tout en continuant pendant toute cette période à publier des volumes de ses « Ballades françaises ». Il décéda en 1970 à Montlhéry.

 



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