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Marcel Pagnol, La Gloire de mon père : résumé


Marcel Pagnol est né à Aubagne, surplombée par le massif du Garlaban, au temps où les derniers chevriers y amenaient paître leurs chèvres. Son père était le cinquième enfant d’un tailleur de pierres originaire de Valréas, près d’Orange. Cet artisan souffrit secrètement toute sa vie de ne posséder qu’une instruction superficielle et se priva donc pour « établir ses six enfants dans l’enseignement », d’où le métier d’instituteur du père de l’auteur.

En ce temps-là, les maîtres vivaient leur métier comme un véritable apostolat républicain. Ils étaient ainsi résolument anticléricaux et antimonarchistes, l’alcool représentant le troisième fléau qu’ils estimaient devoir combattre. Tous ces normaliens instructeurs du peuple étaient eux aussi d’extraction modeste, fils de paysans ou d’ouvriers.

Sorti dans un bon rang au brevet supérieur de fin d’études, Joseph, le père de Pagnol, fut nommé instituteur tout près de Marseille, à Aubagne. Il y rencontra une petite couturière du nom d’Augustine, et l’épousa.

Joseph fut ensuite affecté à Saint-Loup, gros village dans la banlieue de Marseille. Sa mère ayant régulièrement déposé l’enfant dans la classe de son père pendant qu’elle faisait le marché, il apprit à lire à quatre ans.

Joseph fut par la suite promu instituteur titulaire à l’école du Chemin des Chartreux, la plus grande école communale de Marseille, ce qui remplit la mère de fierté. Le petit frère de Marcel, Paul, avait déjà trois ans.

Les jeudis et les dimanches, la tante Rose, sœur de la mère, emmenait Marcel au parc Borély. Elle y rencontra un monsieur, son aîné de onze ans, que l’enfant considéra d’emblée comme un vieillard. Tante Rose demanda à Marcel de garder le secret, lui faisant croire que sa nouvelle connaissance était le propriétaire du parc. Elle finit par épouser ce sous-chef de bureau à la préfecture, qui gagnait très bien sa vie et devint ainsi pour Marcel l’oncle Jules.

Catalan, Jules roulait les R et était très ami avec Joseph. Leur relation était ponctuée d’escarmouches amicales. Jules étant très pratiquant, le père de Pagnol s’abstenait de le provoquer, et au moindre débordement, la mère et la tante, vigilantes, faisaient diversion afin d’éviter l’envenimement de la conversation. L’oncle devint un grand ami de l’enfant, qui fut pourtant consterné de découvrir le mensonge du parc Borély. C’est à partir de ce moment qu’il se sentit autorisé à mentir comme les adultes.

Deux années passèrent. La naissance d’une petite sœur suscita la perplexité de l’aîné, qui crut comprendre que les enfants sortaient du nombril. De même, il fut interloqué par le fait qu’à sa naissance, le fils de Rose et de l’oncle Jules, enfant de « vieux », ne portât pas de barbe.

Un jeudi d’avril, le jeune garçon apprit que Joseph avait loué avec Jules une villa pour les grandes vacances. Il s’agissait d’une bâtisse loin de la ville, sise dans la colline, au milieu d’un désert de garrigue. Marcel et son père se rendirent chez le brocanteur pour y acquérir, après un âpre marchandage, des meubles en état médiocre.

Ils transportèrent ce matériel à la cave afin de le restaurer le soir après l’école. Ce fut réalisé avec succès en moins de trois mois, et les meubles devinrent vraiment beaux.

Un jour de la mi-juillet, à midi, un paysan nommé François chargea les meubles sur une charrette tirée par un mulet et s’en alla seul de son côté. La famille prit le tramway jusqu’à la Barasse, « dans l’extrême banlieue de Marseille », puis dut faire un grand détour de neuf kilomètres à pied à cause de « quatre ou cinq grandes propriétés que le chemin ne pouvait traverser », au grand dépit de Joseph. Après deux heures de marche, les piétons retrouvèrent François et sa charrette au carrefour des Quatre-Saisons. Ils cheminèrent encore pendant vingt minutes avant d’atteindre péniblement le village de La Treille.

Au sortir du village, « alors commença la féérie », et l’enfant se prit d’un amour absolu et éternel pour le paysage qu’il découvrait : pinèdes, vallons, soleil couchant sur les trois sommets rocheux de Tête Rouge, Taoumé et Garlaban. Avec son équipage tiré par « le mulet martyrisé », la famille, fourbue, atteignit à plus de cinq heures la Bastide Neuve, « une petite maison » perchée sur un coteau, « à demi-cachée par un grand figuier ».

« Alors commencèrent les plus beaux jours de ma vie », narre Pagnol. La Bastide Neuve était une ancienne ferme en ruine restaurée trente plus tôt, alimentée en eau par une grosse citerne. Le robinet au-dessus de l’évier représentait un grand luxe au « pays de la soif ». Une fabuleuse lampe-tempête suspendue sous le figuier éclairait les soupers des vacanciers et attirait une grande variété d’insectes.
La villa était isolée sur 30 kilomètres à la ronde, une immense garrigue derrière la maison s’étendant par monts et par vaux jusqu’à la Sainte-Victoire.

Le soir, à table, sous la lampe-tempête, Marcel écoutait Jules et Joseph discuter, souvent de politique et religion. Lorsqu’ils s’enflammaient, la mère et la tante détournaient habilement la conversation pour l’empêcher de dégénérer. Pagnol guettait surtout les mots nouveaux, qu’il compilait dans un carnet, en particulier ceux de son oncle, « délicieux » « ou grandioses ».

Un jour, vers le 15 août, Jules et Joseph préparèrent des bourres grasses pour la confection de cartouches de chasse.

Lors du dîner sous le figuier eut lieu une causerie passionnante, le père, novice, interrogeant humblement l’oncle, chasseur depuis l’enfance, sur le gibier potentiel dans les environs. Celui-ci lui annonça d’un ton condescendant qu’il s’était informé, en rusant, auprès des villageois : petits oiseaux, lapins, perdrix rouges, lièvres, sangliers, et « le Roi des Gibiers », la bartavelle, ou « perdrix royale » énorme.

Après ce dîner prolongé, l’enfant assista à la fabrication des cartouches. Ils essayèrent tout d’abord les fusils. Celui de l’oncle Jules était moderne, un calibre 16 de Verney-Caron. Puis Jules, sentencieux, testa l’antique calibre 12 de Joseph. Lors du remplissage des douilles, l’oncle expliqua d’un air pontifiant la différence entre les deux calibres et la supériorité du sien. Marcel ressentit un grand malaise de voir son oncle si savant et son père si ignare, et il fit part de sa gêne à sa mère.

Le lendemain fut encore plus pénible pour le jeune garçon, car tout en nettoyant ses fusils, l’oncle Jules raconta ses épopées de chasse dans son Roussillon natal, se vantant d’avoir abattu « des dizaines de lièvres, des centaines de perdrix, des milliers de lapins », etc. Joseph écoutait sagement, comme un apprenti, ces récits glorieux, devant un Marcel mélancolique.

La date de l’ouverture approchant, l’oncle passa aux explications et aux démonstrations techniques. On mima le « coup du roi », « le roi des coups », le père toujours docile et humble.

La veille du grand jour, les chasseurs essayèrent leurs tenues, Jules faisant grand effet avec sa veste à trente poches. Les fusils furent à nouveau astiqués et graissés, et l’on étudia la carte d’état-major, l’oncle Jules planifiant leur itinéraire. Marcel se risqua alors à poser nettement la question de sa participation, et Jules finit par accepter en lui précisant que l’ouverture ne se déroulerait pas le lendemain dimanche, mais seulement le lundi.

Cependant, Paul révéla à Marcel que Jules avait menti, et que l’ouverture aurait bien lieu le dimanche. Il avait vu la mère préparer les carniers et les cacher dans le placard de la cuisine. L’aîné alla vérifier, s’indigna et décida de suivre les chasseurs de loin, « à l’indienne ».

Le lendemain, réveillé par son petit frère, Marcel se lança à la recherche des deux compères, qu’il finit par retrouver. Premier succès de l’oncle Jules : un merle. Deuxième tir : une bécasse. Puis Marcel rabattit vers les chasseurs un vol de perdrix, et Jules en tua deux. Mais pendant que Joseph les fourrait dans son carnier, un lièvre lui passa entre les jambes, et s’enfuit. L’oncle le réprimanda, le père arborant un air affligé et attristé, ce qui consterna le jeune garçon.

Marcel perdit les chasseurs de vue et finit par s’égarer. Après maintes péripéties éprouvantes, il arriva à un vallon. À cinquante pas du bord d’une barre, il perçut une détonation, puis une seconde. « Un vol de très gros oiseaux piqua droit sur » lui. L’un chuta au sol, et l’autre lui tomba sur le crâne. Il reconnut la perdrix royale. Il entendit Jules, méprisant, reprocher à Joseph d’avoir détourné les bartavelles qui venaient vers eux. Le père faisait triste figure. Alors l’enfant s’avança et hurla : « Il les a tuées ! Toutes les deux ! »
« Et dans mes petits poings sanglants d’où pendaient quatre ailes dorées, je haussais vers le ciel la gloire de mon père en face du soleil couchant. »

Le lendemain, Joseph accrocha les oiseaux à sa ceinture, empoigna son fusil et partit soumettre sa prise à l’expertise de Mond des Parpaillouns, le vieux braconnier, lequel se montra de prime abord incrédule. Puis il rencontra le facteur, qui le félicita, ainsi que M. le curé, « l’ennemi sournois », qui les régala de son érudition sur la perdrix royale. Ensuite, le chasseur mima le « coup du roi » pour les joueurs de boules. Finalement, il accepta d’être pris en photo par M. le curé.

Deux jours plus tard, Joseph partit à la chasse en portant un chapeau entouré d’un ruban dans lequel étaient « fichées deux jolies plumes rouges, symbole et souvenir du double "coup du roi" ». Au village, on fit désormais référence au père de Pagnol comme « le Chasseur, celui des Bartavelles ». Le dimanche suivant, en revenant de la messe, l’oncle Jules rapporta trois épreuves photographiques que le curé lui avait confiées. Il en garda une, et Joseph affirma vouloir en envoyer une à son père. Marcel, joyeux, pensa que le chasseur montrerait l’autre à toute l’école, imitant en cela M. Arnaud dont il avait naguère blâmé « la vanité ». Ayant ainsi surpris son « cher surhomme en flagrant délit d’humanité », l’enfant ne l’en aima que davantage, et se mit à chanter « la farandole » et à « danser au soleil… »
 






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