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Dissertation de Philosophie (corrigé) : A-t-on besoin de l’art ?

Depuis l’époque préhistorique jusqu’à nos époques contemporaines, l’homme a toujours été un artiste dans l’âme. Des fresques, aux parois cavernales, en passant par les hiéroglyphes égyptiens qui témoignent de toute la beauté et richesse culturelle de l’histoire de la race humaine, laissent des traces de son vestige, mais surtout de son identité culturelle. L’art est le moyen d’expression par excellence du beau mais aussi de l’inné. Mais avant d’être une activité culturelle, l’art est surtout comme le dit Arendt, une activité de l’esprit : « Miroir de la pensée, l’œuvre d’art est unique et immortelle. » Mais si l’art a toujours occupé une place prépondérante dans le sein même de nos sociétés, son enjeu reste tout autant controversé, ce qui nous pousse à nous poser la problématique suivante : l’homme peut-il se passer de l’art ? Ou en d’autres termes : A-t-on besoin de l’art ? Afin de répondre à cette problématique, nous verrons dans une première partie que de prime abord, l’art visant à l’esthétique et donc à la forme n’est pas une obligation en soi pour l’homme, mais dans une deuxième partie, nous nuancerons que l’essence même de l’art, fait qu’il reste in-détachable de nos modèles de vie sociétaux et donc de notre culture.

I. La recherche du Beau n’est pas nécessairement d’une utilité pratique pour l’homme


Si nous regardons attentivement l’étymologie du mot « Art », il proviendrait du latin « ars », ou artis qui signifie « habileté, métier » tiré de l’ensemble des techniques relatives à un domaine spécifique. Pourtant, l’art a pour visée première l’esthétique et le beau comme l’indique Platon où il en discerne sa véritable nature, « La science du Beau repose sur une série de degrés. La Beauté absolue est seule capable de donner un sens à la vie et à l’existence. » Ainsi, les origines de l’art ont vu le jour avec celles de l‘homme, vers 100 000 av JC, au paléolithique moyen. On aime rappeler que l’homme de Neandertal après la maitrise du feu et de la pierre ou techné, établit des fresques murales, preuve de sa sensibilité artistique. Cependant, malgré cette affinité artistique, on peut affirmer comme conclusion que l’homme est plus ancré dans la technique qui répond à un besoin plutôt qu’à un désir du beau. L’homme n’a donc pas forcément besoin de l’art, dans la mesure où il cherche d’abord à assouvir ses besoins primaires que lui offre cette habileté qu’il reçoit de la technique ou du techné. L’homme est également un être de raison sous l’impulsion de nombreux désirs. Comme le disait Baruch Spinoza, « Le désir est l’essence même de l’homme, effort conscient de soi pour persévérer dans son être. » Il appert donc que l’homme n’a pas besoin de l’art, tout simplement parce que l’art vise la forme et non le fond. Il y a donc ici une ambiguïté significative entre deux notions proches mais totalement différentes que sont le « besoin » et le « désir ». Selon Maslow dans sa théorie de la pyramide des besoins, l’homme cherche tout d’abord à satisfaire ses besoins primaires dits physiologiques tels que manger, boire, se vêtir, se loger et sans l’accomplissement de ces derniers, il ne pourra jamais s’élever à un autre niveau de besoin dans la pyramide. Ainsi, l’homme n’a pas besoin de l’art au premier abord, car l’art ne peut satisfaire les besoins primaires énoncés dans la pyramide de Maslow. Et si l’art est la contemplation du beau comme l’indique Kant et l’objet d’une satisfaction universelle sans concept, il ne servirait à rien à l’homme de contempler le beau si sa vie elle-même n’est pas pleine et belle, car il ne peut répondre à ses besoins primaires. Ainsi, dans cette première partie, préférerons-nous supputer le travail à l’art, en effet, le travail comme le dit Kant, est inné en l’homme qui est le seul animal voué à cette tâche. L’homme préférera donc d’abord le travail qui assouvira ses besoins primaires mais primordiaux comme l’indique le célèbre adage : « l’homme est condamné à travailler pour vivre et non à vivre pour travailler. » L’art ne passe ainsi donc qu’en deuxième plan dans la matrice de la réalité humaine et de son rapport à la vie.
Ainsi, comme nous avons pu le voir l’homme n’a pas besoin de l’art stricto sensu, car l’art vise la contemplation du beau et donc de la forme tandis que l’homme se doit de répondre d’abord à ses besoins primaires qui fondent le fond même de son existence.

II. L’art répond à une aspiration plus élevée que les besoins physiologiques


Dans cette deuxième partie, nous verrons que bien que l’homme n’ait pas besoin de l’art au premier abord, il est indispensable pour le développement de l’homme. Dans la hiérarchie de la pyramide de Maslow, le besoin ultime est celui de l’accomplissement de soi, ce qui touche directement le niveau de l’esprit qui existe dans l’homme. D’ailleurs, lorsqu’on regarde attentivement l’étymologie et la racine même du mot esprit, on se rend compte que l’art est la manifestation de l’esprit comme l’indique si bien Jean Jacques Rousseau : « La conscience est un instinct divin, un guide assuré dans le chemin de l’action et des valeurs. » En effet, la conscience qui est l’activité de l’esprit dans l’homme cherche constamment à se manifester à travers l’art, l’art est après tout un moyen d’expression que l’esprit utilise en tant qu’instinct divin ou spiritus, d’où l’on tire le célèbre mot « inspiration ». L’esprit humain doté de conscience est donc conscient du monde qui l’entoure mais surtout des palettes de possibilités dont il raffole parce que l’homme est par essence un artiste par son appréciation des couleurs, sa régularisation des formes existantes ou encore son inspiration ineffable. La grotte de Lascaux, il y a plus de 17000 ans en atteste, que l’homme cherchait déjà à exprimer ce que sa conscience gardait pour elle, étant donné que l’esprit humain est doté d’un incroyable potentiel de créativité que souligne Kandinsky « L’art, puissance spirituelle, est le langage de l’âme. » L’homme a donc besoin de l’art, l’art le permet d’exprimer et de faire ressortir ses passions et désirs intérieurs. L’art assimilé à l’expression du moi, devient alors élévation de l’esprit, en répondant à un besoin bien plus noble, en donnant satisfaction à un besoin bien plus grand : celui de s’élever. De plus, un monde sans art serait monotone, meurtri et ennuyant, l’art est donc cette puissance qui nous permet de rendre notre monde plus vivant, et plus intéressant. L’âme ressent le besoin d’art dès sa naissance comme le dit Friedrich Nietzsche dans son gai savoir, « Sans la musique, la vie serait une erreur. » Nonobstant, bien que l’art ne réponde pas aux besoins primaires, l’art transcende l’état d’immédiateté de l’homme et en ce sens, il est indissociable de l’homme. L’homme a donc besoin d’art parce qu’il a besoin des valeurs que celui-ci incarne : l’attirance vers le beau, l’expression de ses émotions et désirs internes, mais surtout sa spiritualité. L’art est la manifestation de l’esprit, contrairement à la matière qui elle se désagrège dans l’immédiateté, l’art dure éternellement, car l’art est esprit. Pour conclure, l’homme a donc besoin de l’art à tous les niveaux de sa vie, c’est ce qui le distingue primordialement de l’animal qui ne peut ni créer ni être créatif.

L’art est donc activité de l’esprit et c’est l’esprit en l’homme, cette partie immarcescible, qui l’entraine et l’incite à rechercher cette nature divine en lui qui le dissocie de l’animal. Donc en ce sens, l’homme aura toujours besoin d’art, il est par nature un artiste.

En guise de conclusion, l’homme sera toujours une controverse lorsqu’il s’agit de parler de son rapport à l’art. Ambiguïté ou ambivalence ? Une chose est sûre, l’homme a des besoins primaires qui le rapproche du simple animal, et dans ce sens, il ne cherche donc pas premièrement à satisfaire les désirs les plus enfouis et reculés de son âme mais plutôt de son corps. Perçu comme futilité chez certains, tandis que comme un divertissement chez d’autres, une chose est sûre, l’homme préférera d’abord s’attacher au travail qui lui permettra d’assouvir ses besoins primaires avant de chercher à s’élever. D’ailleurs, comment s’élever si les racines ne sont pas bien posées ? Tel est la destinée de l’homme de devoir travailler pour vivre et non vivre pour travailler. Nonobstant, l’homme n’est pas que matière, et corps, il est beaucoup plus que cela, son patrimoine et son identité l’inscrivent dans un dessein bien plus grand, dans une cause bien plus noble. Comme le dit Arendt, « miroir de la pensée, l’œuvre d’art est unique et immortelle. ». Mais si l’art est un langage universel, son besoin ne nous rend-il pourtant pas unique ?
 






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