La Jérusalem délivrée (Chant XVIII)

Le Tasse, La Jérusalem délivrée (Chant XVIII) (Commentaire composé)

 

Introduction :

 

Le baroque est un mouvement européen. C'est l'Italie qui est le précurseur de ce mouvement. La Jérusalem délivrée est une longue épopée qui reprend les thèmes médiévaux de la quête par le chevalier Renaud. Dans ce texte, le chevalier se retrouve plongé dans un monde féerique en perpétuelle mouvement. Nous verrons tout d'abord l'illusion et le doute, puis nous nous intéresserons au mélange et à la métamorphose et enfin nous étudierons le Baroque dans ce texte.

 

I). Illusion, doute.

 

Le déictique nous donne des impressions, du doute. Le conditionnel est employé dans ce passage, et les verbes qui sont utilisés font partis du champ lexical du doute (on dirait, semblait).

Les sens vue / ouïe sont opposés au réel car les sens sont subjectifs.

On peut observer la position ambigüe du narrateur (puisqu'il joue avec le « on ») donc il implique le lecteur dans le texte.

On voit également le champ lexical du spectacle et du théâtre, ce qui donne un sentiment d'illusion.

 

II). Mélange et métamorphose.

 

Le texte a été écrit en 1581, nous sommes alors dans le Moyen-Age, c'est une époque ou la mythologie est très présente. Il y a des métamorphoses :

-         apparition du pont

-         eau se transforme

-         végétaux

-         le temps (tout rajeunit)

-         création de la vie

Il y a un grand nombre d'hyperboles, de chiasmes et de métaphores.

La description est faite au conditionnel, au présent de narration ou à l'imparfait. Ceci donne une impression de mouvement perpétuel (d'abord végétale puis ensuite artistique).

 

III). Le baroque : une philosophie.

 

A travers ce parcours initiatique du chevalier Renaud, Le Tasse reprend les préoccupations caractéristiques du baroque (surtout dernière strophe).

A la fin, on trouve plus un chevalier mais un guerrier (cf. la guerre de religion) qui est censée combattre pour une cause religieuse (voir le titre), donc c'est un objectif catholique car les protestants n'idolâtrent pas les reliques.

Philosophie pacifique avec une grande réflexion sur l'art. Il met en opposition l'arc et le carquois par la présence du thème de l'illusion associé à celui de l'art (théâtre et musique) et avec des thèmes comme « créature » avec le champ lexical de la naissance.

Le Tasse montre implicitement le pouvoir de la création artistique : l'artiste peut transformer le monde, il a plus de pouvoir qu'un guerrier. Et dans cette féerie mythologique, le lecteur doit réfléchir à l'inutilité des guerres qui ensanglantent toute la période baroque.

 

Conclusion :

 

On voit alors dans ce texte le mélange des époques, il y a une féerie. Le plus important de ce texte reste la réflexion qui est fait sur le pouvoir de l'art comparé à celui de la guerre.