DISSERTATION : "L'HOMME EST-IL UN LOUP POUR L'HOMME ?"


Introduction


Nous allons nous poser la question de savoir si l'homme est un loup pour l'homme. Nous analyserons respectivement les arguments de la thèse et ceux de l'antithèse. Ce plan dialectique nous permettra ainsi d'envisager la question sous son double aspect.

Thèse


Oui, la guerre est la forme normale des relations entre les hommes. La lutte est le fondement de toute relation sociale. L'homme cherche seulement son Bien propre. L'homme serait à l'origine d'antagonismes qui ne pourraient pas manquer d'aboutir à une lutte permanente. Nous pouvons citer Plaute qui affirmait au 2ème siècle avant Jésus-Christ, « l'homme est un loup pour l'homme », expression reprise par Hobbes. Pour ce dernier, chacun est toujours pour l'autre une menace perpétuelle et les « hommes aiment empire exercé sur autrui ».

Tout homme possèderait une part de bestialité. L'homme partagerait avec l'animal une tendance à exercer sa puissance et à neutraliser tout obstacle qui s'y oppose y compris l'homme lui-même. L'instinct de vie se confond avec l'agressivité et l'histoire de l'humanité nous oblige à constater qu'il s'agit d'une structure.

L'instinct de mort est inhérent à la nature humaine. L'homme serait capable de détruire ses semblables mais pourrait aussi utiliser son potentiel énergétique pour s'autodétruire. Pour Freud, l'instinct de mort est inhérent à notre nature. Un ordre social non conflictuel est donc impossible. La civilisation est au service de la vie mais produit un mécanisme d'intériorisation des instincts de mort par lequel l'homme devient un loup pour l'homme.

Antithèse


L'homme est naturellement bon pour lui-même et les autres, c'est dans l'ordre social qu'il faut chercher les causes de la violence. L'homme est un animal social capable d'altruisme en guise de lien social, le premier qui a la parole. Nous nous aimons dans et par les autres, nous ne faisons que poursuivre nos intérêts personnels lorsque nous nous comportons selon la plus altruiste des vertus, Rousseau disait à ce propos, « je m'aime trop pour haïr ».

L'homme est bon pour l'homme et pour lui-même car il est instinct de conservation donc amour de soi, il est dominé par la pulsion fondamentale de l'instinct de vie.

Le mal ne vient pas des hommes, mais de la société, « nul n'est méchant volontairement », Socrate. Selon Karl Marx, l'état d'harmonie originel de l'humanité est rompu du fait de l'exploitation de l'homme par l'homme. La violence conflictuelle est cause dans la structure sociale.

Conclusion


Ainsi, l'homme relève du règne de la nature, il est donc instinct et animalité. Pour satisfaire les besoins primaires de l'existence, chacun veut s'imposer au détriment d'autrui. Mais, s'il est un loup pour l'homme, c'est moins dans la cruauté que dans l'organisation sociale. Nous pouvons à cet égard conclure notre étude en citant Kant qui affirmait, « l'insociable sociabilité de l'homme ».