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Eugène Sue, Les Mystères de Paris : résumé


Les mystères de Paris est un roman de l'écrivain français Eugène Sue. Publié dans le Journal des débats entre juin 1842 et octobre 1843, le roman Les mystères de Paris évoque la misère dans la ville de Paris, et la lutte de certains personnages du roman pour le rétablissement de la justice. Ce roman fut publié en feuilleton, et connut un succès mémorable. Le roman interprété en feuilleton déchaîna alors les passions et suscita la curiosité au point où son influence touche toutes les couches sociales. Ce succès retentissant n'était pas que le fait de la petite bourgeoisie et du bas-peuple, il impactait l'élite française, les classes cultivées, les ministres et les hautes institutions. Sue comprit qu'il venait de réaliser, là, un chef-d'œuvre qui marquerait l'histoire, bien qu'ayant fait des mécontents au sein de l'élite bourgeoise française et parisienne. Le succès du roman fut exploité de plusieurs manières et son influence se fait encore sentir aujourd'hui, même si cela est moins retentissant qu'à l'époque.

Paris, au XIX siècle connaissait des injustices sociales plutôt répandues. Dans Les mystères de Paris, notamment au début du roman, Rodolphe, un mystérieux personnage, s'échinait à vouloir rétablir cette justice sociale qui se faisait de plus en plus rare. Au cours de sa quête, il fera la rencontre de diverses catégories de personnes, des pauvres travailleurs aux divorcés sociaux. Le roman se situait dans les profondeurs de Paris et met en scène la pègre, le bas-peuple parisien confronté à la misère, et un personnage dans le rôle du bienfaiteur, Rodolphe en l'occurrence. Au tout début du roman, l'idée première mise en exergue se fait découvrir facilement. Il était question d'une volonté manifeste de réformer la société parisienne afin de la rendre plus juste. L'idée était claire et la démarche pour y aboutir l'était aussi. Histoire de se familiariser avec les milieux en opposition dans son roman, Sue avait adopté des habitudes. De la lecture des journaux à celle des législations sociales en vigueur à l'époque, en passant par les visites des salles de tribunaux lors des procès, l'auteur a su s'imprégner du mode de vie des milieux mis en relation dans son œuvre. Il s'agissait d'un travail de reconnaissance, dont l'importance dans le succès du roman, et donc du feuilleton, fut non-négligeable. Cette recherche de l'authenticité et du vrai aura porté ses fruits. A plusieurs égards, l'auteur a su anticiper sur le réalisme.

Fleur-de-Marie, une jeune orpheline élevée par une mégère, trouve en la personne de Rodolphe, bourgeois et duc allemand déguisé en ouvrier, un protecteur au profil hors du commun. Rodolphe était un homme vaillant, mais dont la protection était désintéressée. Considéré comme un surhomme, Rodolphe était un héros, le genre de justicier qui n'agissait pas pour lui-même. Sa richesse contribuera pour beaucoup dans la réussite de sa quête.

Alors qu'il errait dans les rues de Paris, déguisé en ouvrier, Rodolphe est amené à sauver Fleur-de-Marie des violences d'un ouvrier du nom de Chourineur. Ce dernier, pas rancunier, emmena la Goualeuse et son sauveur au Lapin-Blanc, un tripot parisien, où chacun d'eux racontait son histoire personnel à Rodolphe. Le Chourineur évoqua sa vie de criminel et La Goualeuse, sa vie de petite prostituée. Pris de compassion, Rodolphe devint alors leur protecteur. Cette mission qu'il venait de s'assigner avait des motivations personnelles. C'était une sorte d'expiation d'un péché qu'il a commis par le passé. En effet, Rodolphe avait été amoureux de la comtesse écossaise Sarah Mac Gregor, dont il tua le père d'un coup d'épée lors d'une dispute. Suite à ce douloureux évènement, Rodolphe perdit Sarah, mais aussi sa fille. Pour faire son deuil, il décida alors de défendre les opprimés et de rétablir la justice là où régnait l'injustice. Sa première mission était de sauver Fleur-de-Marie de sa tutrice la Chouette et de son associé, un affreux maître d'école. Une fois cette mission accomplie, assisté de l'ancien criminel désormais repenti, Rodolphe continua de sauver d'autres opprimés et victimes d'injustice. C'est dans l'accomplissement de sa quête que le bienfaiteur du criminel et de l'ancienne prostituée découvrit la pauvreté dans laquelle vivaient beaucoup de personnes. Il décida alors de rétablir la justice. Il survécut à tous les retournements de situation du roman, preuve d'un caractère bien tranché, et d'une personnalité singulière. Avant que le duc ne découvre que Fleur-de-Marie était sa fille, cette dernière retomba à plusieurs reprises aux mains de ses bourreaux. Malgré la découverte de ses origines bourgeoises, Fleur-de-Marie eut du mal à se défaire de son passé, dont les souvenirs n'ont cessé de la hanter. Devenue religieuse après avoir refusé de se marier à l'amour de sa vie, Fleur-de-Marie ne put toutefois pas échapper aux honneurs dus à son statut, étant descendante d'une lignée bourgeoise. Elle mourut peu de temps après.

Bien d'autres personnages se sont mis en évidence dans cette œuvre de Sue. Entre la Chouette et le Chourineur, Morel l'ouvrier, modèle type d'honnêteté, le concierge Pipelet, et bien évidemment Ferrand, symbole même de l'avarice bourgeoise, l'auteur a ingénieusement fait une synthèse des différents aspects du roman social. Mieux, Sue est le premier auteur à faire, dans son roman, la description des injustices et misères du peuple, ainsi qu'une critique ouverte des institutions. De la sorte, il se fit le porte-parole des idéaux humanitaires et socialistes en vogue dans les années 1840, et dont la Révolution de 1848 fut le couronnement. Vu sous un autre angle, dans le roman Les mystères de Paris, on constate que Sue tente une sorte de réhabilitation du genre féminin au sein de la société. Pour y parvenir, il fallait faire preuve d'une certaine force d'idée et d'ingéniosité. Ainsi a-t-il jugé bon d'associer, aux personnages féminins de son roman, un trait de caractère bien distinctif. Une idée qui a été couronnée de succès, dans la mesure où les femmes dans Les mystères de Paris étaient à même de rivaliser avec les hommes afin de rétablir la parité et l'équilibre des choses. La femme dans ce roman d'Eugène Sue est perçue autrement.
 



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