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Racine, Le mythe de Sisyphe : résumé


Présentation de l'œuvre et de son auteur


Le Mythe de Sisyphe est une œuvre écrite par Albert Camus. Il s'agit plus exactement d'un essai philosophique. Paru en octobre 1942, il vient s'ajouter à d'autres ouvrages qui traitent l'absurde comme l'Étranger, un roman publié la même année ; Caligula, une pièce théâtrale qui date de 1944 ; ainsi que Le Malentendu. L'auteur y parle d'une vie absurde, des causes de ce constat, ainsi que des décisions à prendre une fois l'absurdité reconnue.

Camus a choisi ce personnage qui relève de la mythologie grecque pour son histoire. Il s'agit du fondateur de Corinthe, un être doué d'une grande intelligence et de courage. Ayant lancé un défi contre les dieux, il est sanctionné. Il doit placer un rocher en haut d'une montagne en le poussant, mais une fois au sommet celui-ci roule jusqu'à son emplacement initial. Sisyphe est, alors, contraint de recommencer cette opération éternellement, d'où l'aspect absurde de la situation. D'après l'auteur, son destin est loin d'être tragique. Lorsqu'il écrit, il compare sa situation à la vie humaine, Le Mythe de Sisyphe tire ses origines de la philosophie du midi.

La base du raisonnement de l'auteur


En général, lorsque les écrivains abordent l'histoire de Sisyphe, ils insistent sur le côté tragique de son existence. Par contre, Camus préfère en voir l'aspect positif. Ce personnage ressent de la satisfaction chaque fois qu'il arrive à accomplir sa mission. Il ne cherche pas à comprendre sa signification. Dans son essai, l'auteur dit que l'univers dans lequel il se trouve n'a plus aucun sens pour lui. Tout ce qui constitue son rocher, tout ce qui forme sa montagne est, pour lui, un monde à part entière. L'effort qu'il fournit pour atteindre le sommet le rend heureux et il vaut mieux voir sa vie sous cet angle.

Camus justifie son point de vue à l'aide de plusieurs romans (celui de Dostoïevskiet de Kafka, par exemple) et textes philosophiques. Selon lui, le bonheur résulte de l'acceptation de la vie telle qu'elle est tout en reconnaissant son absurdité. Cette prise de conscience facilite la gestion de l'existence.

Les grandes subdivisions de l'ouvrage


L'essai intitulé « Le mythe de Sisyphe » écrit par Albert Camus comporte quatre grandes subdivisions qui abordent toutes l'absurde. Le premier chapitre évoque sa définition selon ce héros légendaire, le second porte sur les différentes formes qu'il peut prendre et le troisième parle de sa naissance. Dans le quatrième chapitre, l'auteur tire une conclusion concernant l'absurde vécu par Sisyphe.

L'absurde dans le mythe de Sisyphe


Camus commence son ouvrage en abordant le sujet de l'absurde selon Le mythe de Sisyphe. Il cherche la justification à la nécessité du suicide face à une situation qui semble être futile et démunie de sens. Il en parle comme s'il s'agit d'une problématique sérieuse.

Au début du premier chapitre, il donne une description du contexte absurde. Selon lui, la vie humaine se fonde sur l'assurance que demain existe alors qu'avancer vers demain mène vers la mort, le plus puissant des ennemis. Les êtres humains poursuivent leur route tout en étant conscients qu'au bout ils doivent l'affronter. Il ajoute qu'en l'absence du romantisme, le contexte dans lequel l'homme vit n'est qu'étrangeté sans aucun sens de l'humanité. Aucun être sur terre ne peut maitriser sa connaissance dans son état pur. Même la science ainsi que la rationalité ne peuvent l'expliquer. En général, ceux qui essaient d'y donner une signification tombent dans un jeu de mots superflu. Camus dit que dès le moment où l'absurde trouve enfin sa place dans la réalité, il se transforme en une passion difficile à supporter.

Toujours dans cette première partie de l'ouvrage, l'auteur dit que ni le monde ni la pensée humaine n'est absurde. L'absurdité n'apparait que si l'homme, dans son désir de comprendre, affronte un monde sans raison. Certains passages le démontrent. Par exemple, celui où Camus avance que lorsqu'il veut retrouver l'unité et l'absolu, il se rend compte qu'il ne peut pas faire du monde un principe doué de raison et de rationalisme.

Ainsi, il juge certains raisonnements comme un suicide d'un point de vue philosophique, notamment ceux qui essaient de contrer l'absurde. Selon lui, les philosophes cherchent des conclusions contraires au véritable fondement de ce concept en laissant de côté la raison ou en priorisant Dieu. Pour cela, il cite Chestov et Kierkegaard. La seconde méthode utilisée par les philosophes et dont parle Camus est l'élévation de la raison qui aboutit à des états platoniques omniprésents ainsi qu'à un dieu superflu. Pour cela, il parle de Husserl.

D'après Camus, considérer l'absurde comme un principe sérieux revient à accepter le contraste entre le monde démuni de raison et le besoin de la raison qui anime l'être humain. Dans ce cas, il vaut mieux bannir le suicide : l'absurde ne prend son sens qu'en présence de l'homme. Il importe de vivre cette contradiction et d'accepter les frontières de la raison sans aucune illusion. Toutefois, la reconnaissance de l'absurde demeure une utopie. Elle nécessite un affrontement incessant.
De ce fait, la vraie liberté pour un être absurde n'est plus d'espérer une vie plus sereine à l'avenir. Il n'a plus besoin d'y donner un sens. La compréhension de l'absurde nécessite la compréhension des dons offerts par un monde irrationnel. Lorsque l'homme n'accorde pas d'importance à la vie, l'échelle de valeurs disparait. Le plus important est de vivre davantage et non pas d'avoir une meilleure vie. Après son analyse, les réflexions de Camus débouchent sur trois impacts de l'acceptation de l'absurde : la passion, la révolte et la liberté.

L'absurde dans toutes ses formes


Dans le second chapitre de son essai, l'auteur cite quelques exemples de situations qui relèvent de l'absurdité. Il parle en premier de Don Juan, cet être dont la capacité de séduction dépasse l'imagination. Il méprise les raisonnements qui tendent à chercher une signification à toutes les situations. Il reconnait que le sentiment amoureux qu'il ressent n'est qu'éphémère, mais il s'adonne au jeu de la séduction avec passion.

Il fait aussi allusion à la vie d'un comédien ou d'un acteur qui aime se glisser dans la peau d'un autre personnage. Au cours de son existence, il joue à la fois son propre rôle et les rôles d'autres personnes. Pour le qualifier, il utilise deux mots : partout et toujours. Pour lui, le comédien préfère le premier au second.

Le dernier type de vie dont Camus cite l'exemple est celui du conquérant ou du vainqueur. Ce personnage sait que ses efforts sont vains puisqu'à la fin de sa conquête, il doit toujours être confronté à la mort. Toutefois, il continue sa quête de victoire dans le but de marquer l'histoire. Dans le livre figure alors Prométhée, un guerrier qui a affronté les forces divines.

Que ce soit Don Juan, le comédien ou le conquérant, tous ces personnages savent qu'ils nagent dans l'absurdité. Pourtant, ils ne la repoussent pas.

La naissance de l'absurde


D'où vient l'absurde ? Le troisième chapitre de « Le mythe de Sisyphe » répond à cette question. Camus y parle de la personnalité à l'origine du monde comme un créateur absurde. Aucun de ses œuvres ne peut donner lieu à une explication plausible. Il dit que l'art n'a aucune raison d'être si le monde est objectif. Évidemment, la production de l'absurde doit être séparée du jugement et de l'espoir. Camus, étudie également les raisonnements de Dostoïevski dans « Le journal d'un écrivain », « Les Frères Karamazov » et « Les Possédés » tout en s'attardant sur le premier. Ces œuvres se fondent sur l'absurde et les deux dernières portent particulièrement sur le suicide vu dans un angle philosophique. Cependant, les deux premiers ouvrages débouchent sur une résolution plein d'espoir et de foi, ce qui les élimine de la liste des productions absurdes.

L'histoire de Sisyphe


Dans la dernière partie de son ouvrage, plus précisément dans le chapitre 4, Camus parle des réflexions de son héros absurde en revenant au pied de la montagne pour revivre la boucle infernale de sa punition. L'auteur avance qu'il n'accorde une grande importance à Sisyphe que lorsqu'il se remet à pousser sa pierre. Il décrit ce personnage dans son effort d'atteindre son objectif et la peine qu'il ressent. Il se construit une image dans sa tête selon laquelle Sisyphe retourne à son sempiternel supplice. Il parle d'une situation dramatique à laquelle le héros doit faire face à chaque fois qu'il prend conscience de la tournure dramatique prise par sa vie. Cependant, il réalise qu'il ne peut pas y échapper et se dit que le mépris est plus fort que le destin. Il continue alors à pousser tout en reconnaissant l'absurdité de la réalité à laquelle il est confronté.

L'auteur dit qu'une fois que Sisyphe accepte que sa sanction n'a pas de sens et que son sort est fixé, il peut facilement s'y adapter et apprendre à le vivre sans se plaindre. Comment Camus termine-t-il son essai ? Il reprend une expression d'Œdipe « tout est bien » et avance que le plus important est de reconnaitre que Sisyphe a appris à prendre goût à sa peine.
 






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