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Dissertation de Philosophie (corrigé) : N'y a-t-il de vérité que dans la science ?

Il est crucial, dans la connaissance de nos rapports cognitifs envers les phénomènes, de se demander s’il n’y a de vérité que dans la science. On constate en effet, que si la science produit des connaissances qui se basent sur la vérifiabilité expérimentale, cela n’est pas toujours possible dans le cas de ces phénomènes métaphysiques comme la créativité artistique, les vérités religieuses, le jugement moral. En effet, ces phénomènes presque omniprésents semblent dépasser les protocoles de l’observation scientifique qui se veulent être objectifs, notamment quand la science leur pose la question du pourquoi de leurs créations et de leurs objets. Ainsi, si on veut vraiment avoir un regard complet sur l’idée de vérité, ne doit-on pas considérer que l’étendue conceptuelle de nos rapports au monde pourrait ne pas se limiter à la seule perspective scientifique ?  Il faut tout d’abord, comprendre la puissance conceptuelle d’une vérité scientifique. Cependant, il faut aussi considérer que le réel dépasse la seule perspective offerte par la science.

I. La vérité scientifique se veut être une puissante adéquation à la réalité


A. Elle offre la meilleure objectivité


Une vérité objective est une proposition qui décrit avec exactitude le propre d’un objet. Force est de constater que c’est en cette prétention que la vérité scientifique pose les bases de sa crédibilité universelle. En fait, la conduite scientifique envers l’objet demande de faire scrupuleusement abstraction de toute affection subjective, c’est-à-dire qu’elle veut déterminer la constitution même de l’objet par une observation rigoureusement détachée de tout jugement à saturation personnelle comme la moralité, les inclinations sentimentales, les convictions obscures et tout phénomène  émotionnel.L’enjeu de cette attitude est que l’objectivité est la condition même de l’universalité d’un savoir, car elle cherche l’immuable structure des faits pouvant être transmise à tout être doué de raison partout dans le monde. Par ailleurs, c’est aussi dans ce souci que la science use de l’outil mathématique qui servira à formaliser et à quantifier les faits afin de mieux saisir ces liens observés. Les mathématiques sont en fait les représentations théoriques de notre logique humaine, c’est-à-dire la manifestation formelle de notre capacité cérébrale à opérer diverses approches mentales sur la réalité. Elle est donc un outil de premier choix pour faire parler les phénomènes, à un point tel que Galilée l’hyperbolisait en disant : « la nature est écrite en langage mathématique ».

B. Elle offre la meilleure concrétisation de l’expérience


La seconde puissance d’une vérité scientifique repose sur sa validité expérimentale empirique, tant qu’une autre expérimentation ne falsifie pas sa proposition. Cette validité expérimentale consiste à soumettre une hypothèse à l’épreuve du fait dont elle est question. D’abord, le scientifique soulève un problème se rapportant à un phénomène et y élabore une problématisation de plus en plus précise. Ensuite, il propose une hypothèse, une supposition mentale proposant une réponse provisoire au problème posé. Après, il met en place les conditions objectives de l’expérience qui va confirmer ou infirmer l’hypothèse. Puis, il observe le résultat et en en fait une interprétation par une analyse critique pouvant remettre en question l’hypothèse et en reformuler un autre ou en tirer une conclusion positive. Pierre Duhem le confirme en ces termes : « Chacune des hypothèses dont la Physique fait usage peut être prise isolément, soumise au contrôle de l’expérience, puis, lorsque les épreuves variées et multipliées en ont constaté la valeur, mise en place d’une manière définitive dans le système de la Physique ».L’impact de cette démarche sur la force d’une vérité sera son application pratique  qui va opérer techniquement sur les phénomènes et ainsi pouvoir les manipuler à certains niveaux. Que peut-on demander de plus à la validité d’une vérité que sa manifestation concrète ?

On peut ainsi affirmer qu’en matière de saisie de la réalité, la vérité scientifique  est ambitieuse et forte de sa matérialisation. Cependant, si justement en parlant de cette dernière, la réalité humaine y est-elle définitivement circonscrite? Que fait-on alors de ces impressions métaphysiques, telles l’idée de beau, de justice, de spiritualité divine qui semblent aussi constituer inéluctablement nos rapports au monde ?

II. Le réel dépasse le seul champ des vérités scientifiques


A. La science n’offre que des modelés


En fait,  la science se concentre plus à affiner ses modèles théoriques qu’elle ne cherche une vérité absolue. Un modèle scientifique est la représentation simplifiée d’un phénomène permettant l’élaboration de théories plus ou moins approximatives répondant à des revues de la communauté scientifique. Il faut considérer par cela deux points importants : la vérité scientifique n’est pas absolue et sa validation doit être l’objet d’un consensus. D’abord, en tant que modèle, les propositions  scientifiques actuelles sont les résultats historiques d’un processus de reformulation théorique toujours en attente d’obstacles épistémiques.C’est-à-dire de nouveaux problèmes que le modèle dominant ne peut complètement saisir.Considérons par exemple le modèle de la physique newtonienne qui a été dépassé par le modèle quantique dans la préoccupation des problèmes concernant le comportement des particules élémentaires que ce premier ne pouvait encore considérer. Ensuite, il faut aussi noter que la validation d’un nouveau modèle n’est pas exempte d’une décision sociale de la communauté scientifique. Thomas Kuhn remarquera que cette dernière est plus scrupuleuse aux nouvelles théories qui tentent d’ébranler le modèle dominant jusqu’à toujours tenter d’incorporer la nouvelle découverte  aux paradigmes déjà établis.

B. Il existe aussi des vérités métaphysiques


Les vérités existentielles sont ces concepts subjectifs ou intersubjectifs qui affectent autant notre réalité que les vérités se voulant être objectives. Ces vérités sont des propositions situationnelles répondant à une question de sens : ce sont des vérités symboliques. Le sens est l’idée de valeur que représente la manifestation d’un phénomène, dans une situation donnée, à un sujet intentionnel. Une pierre peut être une matière pour la créativité artistique, elle peut être un sujet symbolique de culte, elle peut être également un symbole éthique, car sa réalité est toujours mise en perspective à l’attention d’un problème actuel. Le sens renvoie intrinsèquement à l’idée de finalité, comme si les choses avaient une certaine « raison d’être ». Mais il ne dépend que du sujet s’y projetant de définir si c’est une raison signifiée, c’est-à-dire que je me reconnais en tant que sujet qui attribue à cet objet une valeur ;  ou une raison ontologique, c’est-à-dire que ce que je crois est dans l’en-soi même de cet objet.« Dans l’activité des sens, au contraire, je suis libéral ; je permets à l’objet d’être ce que je suis moi-même », a compris Feuerbach. Il ne s’agit pas ici de souligner un relativisme absolu vis-à-vis d’un seul sujet, il s’agit de comprendre que la vérité n’est pas cette proposition qui correspond sans faille à la réalité, mais qu’elle est une proposition valide en rapport à une conceptualisation définie.

Ainsi, l’on a pu constater que la vérité scientifique est essentiellement une valorisation de la vérité en tant que proposition objective et que sa puissance se fonde dans la concrétude des expériences sous-tendant ses modèles. Mais cela nous a aussi amené à remarquer que ces derniers ne sont pas objectivement absolus, car ils sont constamment menacés par des obstacles théoriques qui peuvent pousser sa communauté à friser un dogmatisme défensif. Mais en réalité, il n’y a pas d’objet à proprement parler, car celui-ci n’est qu’une abstraction du phénomène qui se manifeste toujours à la sensibilité. Autrement dit, toute vérité n’est en fait qu’une partie de notre approche du réel.Tenter de saisir des connaissances de ce dernier nécessite une pluralité de conceptualisation catégorisant ses phénomènes dans des situations bien définies.
 






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