La Fontaine : Fables (Livre II, 15) : Le Coq et le Renard
- Vous allez pouvoir accéder au commentaire de la fable "Le Coq et le Renard" extraite des "Fables" de "La Fontaine".
- Ce fichier contient un commentaire composé détaillé avec DEUX parties principales, une introduction et une conclusion.
- PASSAGE : Fable en entier.
Extrait du commentaire :
Nous allons étudier une fable de La Fontaine intitulée Le Coq et le Renard (Livre II, 15). L'auteur est un fabuliste du XVIIème siècle, un poète français. Il fut le protégé de la Mme de Sablière, duchesse d'Orléans. Il est issu d'une famille bourgeoise. Les Fables sont composées de 12 livres à l'imitation de Phèdre, fabuliste latin du 15ème siècle avant Jésus-Christ. La Fontaine est un auteur de fables à l'imitation d'Esope, dont La Fontaine affirme, « Je chante les héros dont Esope est le père ». Le Coq et le Renard est un poème composé d'alexandrins et d'octosyllabes. Nous avons aussi des variantes avec une rupture de la structure des vers 17 et 27 en décasyllabes. Nous notons une liberté de la construction dans les vers, l'alternance alexandrins, octosyllabes au milieu du poème disparaît. Le thème de cette fable est la rencontre entre deux animaux. On doit suivre le rythme du dialogue afin de rendre ce dernier plus vivant. Il y a une manipulation du renard envers le coq dans le but de le dévorer. Cette fable reflète les défauts de la société humaine. Dans le but de répondre à la problématique, comment la morale de cette fable est elle mise en valeur, nous étudierons dans un premier temps, l'originalité du récit, et en second lieu, sa morale...
Fable étudiée :
Sur la branche d'un arbre était en sentinelle
Un vieux coq adroit et matois.
« Frère, dit un renard, adoucissant sa voix,
Nous ne sommes plus en querelle :
Paix générale cette fois.
Je viens te l'annoncer, descends, que je t'embrasse.
Ne me retarde point, de grâce :
Je dois faire aujourd'hui vingt postes sans manquer.
Les tiens et toi pouvez vaquer
Sans nulle crainte à vos affaires ;
Nous vous y servirons en frères.
Faites-en les feux dès ce soir,
Et cependant, viens recevoir
Le baiser d'amour fraternelle.
- Ami, reprit le coq, je ne pouvais jamais
Apprendre une plus douce et meilleure nouvelle
Que celle
De cette paix ;
Et ce m'est une double joie
De la tenir de toi. Je vois deux lévriers,
Qui, je m'assure, sont courriers
Que pour ce sujet on envoie.
Ils vont vite et seront dans un moment à nous
Je descends : nous pourrons nous entre-baiser tous.
- Adieu, dit le renard, ma traite est longue à faire,
Nous nous réjouirons du succès de l'affaire
Une autre fois.» Le galand aussitôt
Tire ses grègues, gagne au haut,
Mal content de son stratagème.
Et notre vieux coq en soi-même
Se mit à rire de sa peur ;
Car c'est double plaisir de tromper le trompeur.
Nous allons étudier une fable de La Fontaine intitulée Le Coq et le Renard (Livre II, 15). L'auteur est un fabuliste du XVIIème siècle, un poète français. Il fut le protégé de la Mme de Sablière, duchesse d'Orléans. Il est issu d'une famille bourgeoise. Les Fables sont composées de 12 livres à l'imitation de Phèdre, fabuliste latin du 15ème siècle avant Jésus-Christ. La Fontaine est un auteur de fables à l'imitation d'Esope, dont La Fontaine affirme, « Je chante les héros dont Esope est le père ». Le Coq et le Renard est un poème composé d'alexandrins et d'octosyllabes. Nous avons aussi des variantes avec une rupture de la structure des vers 17 et 27 en décasyllabes. Nous notons une liberté de la construction dans les vers, l'alternance alexandrins, octosyllabes au milieu du poème disparaît. Le thème de cette fable est la rencontre entre deux animaux. On doit suivre le rythme du dialogue afin de rendre ce dernier plus vivant. Il y a une manipulation du renard envers le coq dans le but de le dévorer. Cette fable reflète les défauts de la société humaine. Dans le but de répondre à la problématique, comment la morale de cette fable est elle mise en valeur, nous étudierons dans un premier temps, l'originalité du récit, et en second lieu, sa morale...
Fable étudiée :
Sur la branche d'un arbre était en sentinelle
Un vieux coq adroit et matois.
« Frère, dit un renard, adoucissant sa voix,
Nous ne sommes plus en querelle :
Paix générale cette fois.
Je viens te l'annoncer, descends, que je t'embrasse.
Ne me retarde point, de grâce :
Je dois faire aujourd'hui vingt postes sans manquer.
Les tiens et toi pouvez vaquer
Sans nulle crainte à vos affaires ;
Nous vous y servirons en frères.
Faites-en les feux dès ce soir,
Et cependant, viens recevoir
Le baiser d'amour fraternelle.
- Ami, reprit le coq, je ne pouvais jamais
Apprendre une plus douce et meilleure nouvelle
Que celle
De cette paix ;
Et ce m'est une double joie
De la tenir de toi. Je vois deux lévriers,
Qui, je m'assure, sont courriers
Que pour ce sujet on envoie.
Ils vont vite et seront dans un moment à nous
Je descends : nous pourrons nous entre-baiser tous.
- Adieu, dit le renard, ma traite est longue à faire,
Nous nous réjouirons du succès de l'affaire
Une autre fois.» Le galand aussitôt
Tire ses grègues, gagne au haut,
Mal content de son stratagème.
Et notre vieux coq en soi-même
Se mit à rire de sa peur ;
Car c'est double plaisir de tromper le trompeur.
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Les autres commentaires sur les fables de La Fontaine
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