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Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Livre 2 : résumé


Par un concours de circonstances, le jeune Jean-Jacques alors âgé de seize ans s’en va sur les routes, triste mais exalté par la vie d’aventures qui l’attend. Sans argent, il va errer quelque temps encore aux environs de Genève, puis se dirige vers les villes d’Annecy et de Turin, en laissant derrière lui la Suisse protestante.

Presque insouciant, et fort confiant en ses mérites, il se livre à sa nouvelle existence, emporté par l’allégresse de son imagination romanesque. Le vagabond est accueilli par le curé de Confignon, M. de Pontverre, qui essaie de le convertir au catholicisme. Le curé l’engage à se rendre à Annecy et lui recommande Louise-Eléonore de Warens, une protestante convertie : c’était le jour des Rameaux en l’an 1728. Pour le jeune homme, cette rencontre est un réel éblouissement. L’adolescent tombe immédiatement et irrémédiablement sous le charme de Mme de Warens, âgée alors de vingt-huit ans. La beauté et l’intérêt que la jeune femme manifeste envers lui vont décider de la conversion de Jean-Jacques. Tandis que sa généreuse protectrice lui remet une certaine somme d’argent et lui suggère de regagner le foyer paternel, sur l’offre de l’évêque d’Annecy, il se rend à Turin, capitale du royaume de Piémont-Sardaigne, y reçoit le baptême et renie de fait la religion protestante.

Le jeune Rousseau découvre l’agrément que procurent les voyages à pied à travers les Alpes. Une fois arrivé à Turin, il se rend à l’Hospice des Catéchumènes, destiné à accueillir les néophytes, dans le but d’y recevoir l’instruction religieuse indispensable à sa conversion au catholicisme. Mais bientôt, le jeune homme est saisi par le remords, répugné par l’aspect carcéral de l’Hospice et la mine peu recommandable des autres pensionnaires, ses compagnons de formation. Et l’hypocrisie des prêtres le rebute davantage ; et si récalcitrant au début, l’adolescent finit par se résoudre à abjurer la religion réformée plutôt pour pouvoir quitter au plus vite ce lieu sinistre et cet entourage sordide que par profonde et réelle conviction. Harcelé par un homosexuel Maure, il n’a pas trouvé gain de cause auprès des administrateurs de l’hospice. Il se souviendra longtemps de la grande humiliation, lors de la cérémonie de sa conversion, et particulièrement de cette « petite vilaine aventure assez dégoûtante » dont il a été l’objet.

Son père et son oncle sont sur ses traces, mais une fois remarié, le père abandonne toute idée de retrouver son fils vagabond. Malgré une existence précaire, le jeune Rousseau va sillonner la ville de Turin dans l’insouciance et la curiosité de celui qui découvre une capitale pour la première fois. Il visite la ville, en dedans et en dehors, dans ses moindres recoins, fureteur et enthousiaste et se rend dans des églises pour écouter de la musique, dont la meilleure symphonie de l’Europe du Roi de Sardaigne. Une passion qui s’est réveillée et qui le pousse à fréquenter assidûment les lieux saints, en compagnie de la Cour royale. Une opportunité également de présenter son hommage à la princesse et de tisser un éventuel roman.

Mais ses pérégrinations ont raison de son petit pécule, ce qui le pousse à rechercher des travaux de subsistance.

Dans sa quête de gagne-pain, il fait la connaissance de Mme Basile, une jolie marchande qui lui confie de menus travaux pour sa subsistance. Il noue avec elle une idylle chaste et muette. Mais un jour, il est surpris par une servante en train de séduire leur patronne dans sa chambre. Il est chassé avec fracas par le mari, et perd ainsi sa place auprès de sa belle hôtesse.

Suite à cette catastrophe, celle-ci cherche à le placer auprès d’une dame de condition en la personne de la comtesse de Vercellis, veuve et sans enfants. Aimant la littérature française et s’étant mise à l’écriture, elle ne peut plus s’adonner à la rédaction de ses lettres depuis sa maladie. La comtesse est atteinte de cancer du sein et en souffre beaucoup. Elle charge alors le jeune Rousseau, embauché en tant que laquais, de les rédiger sous sa dictée. Les trois mois passés auprès de Mme de Vercellis permettent au jeune homme de lui parler de ses sentiments pour Mme de Warens, voire d’en faire des confidences. Il lui fait même la lecture de certaines de ses lettres adressées à Mme de Warens. Mais la comtesse s’éteint après avoir enduré de terribles souffrances, sans se rendre compte de la valeur de l’être de son laquais. Et l’espérance de Rousseau quant à faire fortune grâce au concours de la comtesse est dissoute avec le décès de celle-ci.

Si les domestiques reçoivent l’équivalent d’un an de leurs gages en héritage, sa maîtresse n’a rien légué à Jean-Jacques. M. Lorenzi, l’homme à la tête de la maison, veut même lui ôter l’habit neuf qu’il porte, mais le comte de la Roque s’y oppose et lui fait remettre en plus la somme de trente livres. Par la suite, le comte promet à Jean-Jacques de chercher à le placer, mais n’ayant pu avoir la discussion sur ce nouveau travail, le jeune homme y renonce. L’inventaire effectué par M. Lorenzi montre que rien ne manque dans la maison. Seule Mlle Portal, la nièce des Lorenzi et femme de chambre de la défunte comtesse a perdu un vieux ruban couleur de rose et argent. Surpris en possession dudit ruban, le jeune Rousseau nie avoir volé et accuse à tort, sans réflexion et avec forte conviction Marion, une jeune Mauriennoise de le lui avoir offert. La jeune cuisinière est entrée au service de Mme de Vercellis pour lui préparer de bons bouillons depuis sa maladie. Jolie fille, connue pour sa modestie et sa fraîcheur, douce, sage et surtout d’une fidélité à toute épreuve, on ne pouvait que l’aimer. Aussi, cette histoire de vol a surpris plus d’un parmi le personnel et les maîtres. Une assemblée s’est tenue pour juger du méfait, mettant en vis-à-vis un accusateur aussi diabolique qu’audacieux et une jeune victime aussi innocente qu’angélique. Malgré les dénégations de la jeune servante, elle va rester suspecte aux yeux de ses maîtres. La simplicité de ses réponses face à l’obstination de Rousseau ne l’a pas sortie d’affaire et les deux protagonistes sont renvoyés. Adressant ses suppliques sans se départir de son assurance, à Jean-Jacques, en exhortant celui-ci à se reprendre et à arrêter de la déshonorer, la servante, malheureuse, s’effondre en larmes. Les dernières paroles du comte de la Roque auront longtemps ses répercussions sur la conscience et l’existence de Rousseau. « La conscience du coupable vengerait assez l’innocent ». Le remords de sa fausse accusation va longtemps poursuivre Jean-Jacques même après avoir quitté son travail chez Mme de Vercellis. Le remords du vol associé à celui du mensonge dont les conséquences ont peut-être été dramatiques pour Marion, hantent encore Jean-Jacques qui en fait la confession quarante ans plus tard. Il a même supposé qu’exposée à la honte et à la misère, la jeune cuisinière a peut-être sombré dans la prostitution. Car stigmatisée par la société pour avoir volé le ruban afin de séduire un jeune homme, elle aurait du mal à trouver une bonne place dans une maison convenable. Rousseau va qualifier lui-même son acte de crime noir.
 






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