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Charles Perrault, La Belle au Bois dormant : résumé et analyse


Résumé de l’œuvre


La Belle au Bois dormant raconte l’histoire d’un roi et d’une reine qui essayaient désespérément d’avoir un enfant. Un beau jour, pourtant, la reine finit par avoir une petite fille et il y eut une grande fête.

Pour l’occasion, 7 fées furent invitées pour que chacune fasse un don à la princesse. Pour les accueillir 7 beaux couverts avec un étui en or furent prévus pour le festin royal. L’assemblée allait passer à table quand une vieille fée apparut. Personne n’avait songé à l’inviter, car elle n’était pas sortie depuis plus de 50 ans et l’on ne savait pas si elle était morte. La vieille fée reçue elle aussi un couvert, mais il n’y avait plus d’étuis d’or. Se sentant méprisée, elle grommela assez fort pour se faire entendre d’une des jeunes fées présentes. Présageant un mauvais coup, cette dernière se cacha afin d’être la dernière à pouvoir faire un don à la princesse.

Vient alors l’heure des vœux. La petite princesse fut comblée. La première fée lui donna la beauté, la seconde la finesse d’esprit, et la troisième, une grâce admirable. Quant à la quatrième et la cinquième fée, elles lui donnèrent respectivement le don de chanter comme un rossignol et de pouvoir jouer à merveille tous les instruments. Vient alors le tour de la vieille fée. Tremblante de dépit, celle-ci annonça que la princesse se percerait le doigt avec un fuseau et qu’elle en mourrait. Sortant de sa cachette, la dernière fée dont la puissance n’était pas aussi grande que celle de son aînée, s’évertua à conjurer le sort. Elle déclara que la princesse ne mourra pas, mais qu’elle sera endormie pendant 100 an, et qu’un prince viendrait la réveiller.

Dès lors, le roi interdit l’utilisation des fuseaux dans tout le royaume. Les années passèrent. La princesse eut 16 ans et en se promenant, elle trouva en haut d’un donjon une vieille femme qui filait au fuseau. Cette vieille n’avait jamais entendu parler de l’interdiction du roi. Elle céda à la requête de la princesse de la laisser filer. À peine la princesse toucha l’objet, qu’elle s’endormit. Affligé, le roi la fit installer dans le plus beau lit du château. Prévenue, la jeune fée qui avait réussi à contrecarrer le sort se rendit au château et y endormit tout le monde. Un phénomène étrange se passa. Des arbres, des ronces et des épines s’élevèrent tout autour du château jusqu’à le recouvrir totalement empêchant quiconque d’y entrer. La jeune fée ne voulait pas que la princesse soit dérangée dans son sommeil.

Un siècle passa. Le fils d’un roi qui était parti à la chasse aperçut le sommet des tours du château derrière ce qui semblait être une forêt touffue. Il demanda ce que c’était et reçut différentes réponses. Pour certains, c’était un repaire de sorciers, pour d’autres, c’était le domicile d’un ogre qui était le seul à pouvoir s’y rendre. Un vieux paysan lui confia qu’il avait appris de son père qu’il s’agissait du château de la plus belle princesse du monde, qu’elle y dormait pendant 100 ans et que seul un prince pouvait la réveiller. Plein d’entrain et de bravoure le prince décida de tenter sa chance. Dès qu’il s’approcha des bois, ceux-ci s’écartèrent comme par magie pour se refermer aussitôt derrière lui. Le prince traversa le château en rencontrant partout des humains et des animaux endormis. Il arriva enfin dans la chambre de la princesse et eut le souffle coupé devant tant de beauté. Il se mit à genoux auprès d’elle et, ... la princesse s’éveilla ! Ce fut la fin de l’enchantement. Tous les habitants du royaume se réveillèrent et tout repris vie.

Des festivités eurent lieu et le prince et la princesse furent mariés le soir même. Le lendemain, le prince rentra chez lui, mais préféra ne rien dire. 2 ans passèrent et la princesse mit naissance à une petite fille du nom d’Aurore et à un petit garçon appelé Jour. Bien que la reine, la mère du prince, chercha plusieurs fois à deviner son secret, ce dernier se méfiait, car elle était issue d’une race ogresse.

Toutefois, à la mort de son père, le prince - devenu roi - décida de révéler son mariage et fit venir la princesse et ses enfants. Un jour, il partit à la guerre et la reine-mère ne tarda pas à demander à son maître d’hôtel de cuisiner la petite Aurore pour son dîner. Le pauvre homme ne pouvait s’y résoudre. Il cacha la princesse chez lui et tua un petit agneau qu’il servit à la reine qui n’y vit que du feu. Huit jours plus tard, elle demanda à manger le petit jour et elle reçut plutôt un petit chevreau tendre. La reine-mère ne s’arrêta pas là ! Elle voulut manger la jeune reine et savoura à la place, une biche bien cuisinée.

Tout alla bien jusqu’à ce qu’un jour, en promenade, la reine-mère entendit les voix de la jeune reine et de ses enfants. Folle de rage, elle fit venir une grande cuve remplie de serpents pour les y jeter tous, avec le mîitre d’hôtel et sa maisonnée. Ils en étaient là quand le roi fit soudain son entrée. Enragée, la reine-mère se jeta elle-même dans la cuve et fut dévorée. Le roi vécu des jours heureux avec sa belle femme et ses deux enfants.

Analyse de l’œuvre


Avec la Belle au Bois dormant, Charles Perrault a réalisé une belle histoire qui a une portée sociale et morale. L’histoire est essentiellement centrée sur la princesse, et donc sur la femme. À travers cette histoire, Charles Perrault évoque le fait que les femmes devraient faire preuve de patience. Dans la belle au bois dormant, la princesse est appelée à attendre 1 00 ans, avant de pouvoir se marier. Il se sert donc de la notion de temps pour aller à l’encontre du désir qu’ont souvent les femmes de se marier rapidement.

Le conte a également une portée historique, car il se situe dans l’univers des cours et des châteaux. À travers, l’évocation des gouvernantes, des officiers, des pages, des marmitons..., l’auteur plante le décor des maisons royales. Avec humour, il fait aussi allusion à l’importance de la mode à cette époque. En effet, aussi charmé qu’il puisse l’être, au réveil de la princesse, le prince ne put s’empêcher de remarquer qu’elle était certes bien vêtue, mais plutôt à l’image de sa grand-mère. De même, lors du mariage, l’auteur souligne que les pièces musicales jouées étaient toutes passées de mode.

La belle au bois dormant a aussi une portée sociale, car destiné à un public de la haute bourgeoisie, il fait allusion aux innombrables talents que devaient avoir les jeunes aristocrates, pour tenir convenablement leur rang. Ces derniers devaient sans cesse se parfaire à travers l’éducation, en sachant chanter, en travaillant leur grâce et leur intelligence, ... Tout cela, la princesse l’a reçu naturellement à travers des « dons » à la naissance. La belle au bois dormant est donc une histoire riche en symboles, à commencer par l’existence des fées marraines qui trament entre leurs mains, le destin de la jeune princesse. Le chiffre 7 n’est également pas choisi au hasard, car il évoque la matière et la notion du temps qui passe par cycles. De même, tout comme la malédiction qu’elle invoque, la mauvaise fée est quant à elle le symbole de la régression.

Toutefois, pour bien comprendre toute la portée psychanalytique de l’œuvre, il faut se fier à l’explication de Bruno Bettelheim dans son ouvrage "Psychanalyse des contes de fées". Ainsi, l’histoire de la belle au bois dormant est avant tout une référence au parcours initiatique de la vie de la femme, dans son passage de l’enfance à l’âge adulte. En effet, la princesse est appelée à faire face à une malédiction. Cette malédiction est représentée par le mauvais sort qui symbolise sa puberté et qui l’oblige à toucher le fuseau, ce qui fera couler son sang. C’est donc une référence à la menstruation, un passage obligé pour toutes les femmes. Une fois endormie, la princesse est séparée de ses parents. Ceux-ci ne peuvent plus lui venir en aide malgré toutes leurs attentions et leurs bonnes volontés. La piqûre du fuseau représente le début de la sexualité dans la vie de la femme. Celle de la princesse reste endormie jusqu’à l’arrivée du prince. Ce dernier doit passer l’épreuve des ronces et de la végétation avant de pouvoir approcher la princesse, alors vierge. Le prince représente alors « l’élu », celui qui est choisi pour éveiller l’héroïne à la sexualité. Comme souligné par Charles Perrault, lors de la nuit de noce, « ils dormirent peu : la princesse n’en avait pas grand besoin ». S’impose alors l’image de la femme adulte, épanouie et féconde. Cette fécondité est matérialisée par la naissance des enfants.

Avec cette histoire, Charles Perrault parle des qualités et des vertus de la femme et du fait qu'elle doive traverser différentes étapes dans sa vie. Il pose aussi le principe qu'une femme devrait savoir attendre pour trouver la bonne personne avant d'accéder au bonheur. Quant à la seconde partie de l’histoire, elle évoque le fait qu’une fois marié, un homme doit savoir se détacher de sa mère, s’il ne désire pas nuire à sa vie de couple.

 






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