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Charles Perrault, Le Chat botté : résumé et analyse


Les contes les plus connus de Charles Perrault sont publiés en 1697 dans un recueil intitulé Histoires ou contes du temps passé. L'auteur s'inscrit avec ces oeuvres dans une mode très vivace au sein des salons mondains du 17ème siècle. La narration de contes de fées est en vogue inspirée par la culture populaire. Les auteurs réécrivent des contes et légendes véhiculés jusque là principalement par voie orale. Mais les sources d'inspiration sont aussi littéraires et plusieurs auteurs se sont engagés dès le 16ème siècle dans cette veine.

Le Chat botté est un conte sur le thème de la ruse fondé sur l'anthropomorphisme. Cette inspiration mettant en scène des animaux adoptant langage et attitudes humaines se retrouve également dans les fables ou le Roman de Renart par exemple.

Le déroulement du conte repose sur la mise en scène de la figure du chat qui incarne la ruse bienveillante en faveur de son jeune maître.

Situation initiale : le meunier et ses trois fils


Un meunier, devenu trop âgé pour travailler, décide de léguer ses biens à ses trois fils. L'aîné reçoit le moulin, le cadet reçoit l'âne et le benjamin reçoit un chat. Le plus jeune se trouve fort mécontent de ce qu'il perçoit comme une injustice.

Les premières lignes du conte traduisent bien le fonctionnement des sociétés où prime le droit d'aînesse. Le trajet narratif du conte va donc s'employer à corriger cette forme d'inéquité initiale.

Apparition du personnage du chat et anthropomorphisme


Dès sa première apparition dans le récit, le chat se révèle être un chat extraordinaire. Il est doté de la parole et s'adresse d'emblée au plus jeune fils pour lui indiquer qu'il n'aura pas à regretter cette répartition de l'héritage paternel. L'animal adresse alors une simple requête au jeune homme. Il lui demande deux choses : une paire de bottes et un sac muni de cordons. Le chat promet alors prospérité et bonheur au jeune garçon.

Ces spécificités du chat constitue le premier élément perturbateur de la situation initiale. Le chat doté de pouvoirs intellectuels et langagiers en fait un véritable personnage de conte de fées. A ce stade, le récit bascule dans le merveilleux caractéristique du genre littéraire. La promesse faite au jeune homme est celle d'une vie heureuse, en rupture avec sa vie antérieure. Ainsi, cette partie du récit introduit la notion de sortie de sa condition sociale. Là où les deux fils plus âgés sont contraints à reproduire le schéma social paternel (le moulin et l'âne), le chat merveilleux est une opportunité pour ne pas se situer dans cette reproduction.

Le premier exploit du chat


Grâce à ses bottes, son sac et les cordons, le chat parvient à capturer un lapin en l'attirant avec de la nourriture. Il met en oeuvre un plan qu'il semblait avoir déjà anticipé. Il se rend au château du Roi et lui fait donc du gibier capturé. Le chat précise alors que c'est le "Marquis de Carabas" qui fait ce présent au roi.

Ce premier fait d'armes du chat met en place les fondements narratifs de la ruse. Il donne une identité à son jeune maître qui le place au-dessus de sa condition. La suite du récit est enclenchée à partir de ce premier cadeau fait au roi. L'animal va mettre ses qualités exceptionnelles au service du jeune homme bien au-delà de ses espérances initiales. Il est ainsi intéressant de constater que l'initiative ne revient pas au jeune homme. C'est l'animal qui est le instigateur de la ruse. Il mène la danse dès le début du récit.

Enchaînement des cadeaux au roi et amplification de la ruse


Après le lapin, le chat capture deux perdrix et deux truites. Chacune de ses prises est offerte au roi. Ce dernier s'en montre fort satisfait. Les dialogues mettent en avant les compliments du roi envers ce fameux Marquis de Carabas qui lui fait tous ces dons.

Cette partie du récit met en évidence un double niveau de ruse de la part du chat. Il fait non seulement preuve de malice pour capturer les animaux mais la dimension principale de la ruse réside dans les présents faits au roi. Il y donc un niveau de ruse typiquement animale (la chasse) pour laquelle le chat s'illustre par son intelligence. Mais il y a un second niveau de ruse qui relève de l'intelligence sociale, typiquement humaine.

Des présents à l'ascension sociale


Le récit progresse ensuite vers la récolte des effets de la ruse. Le chat surprend une conversation entre deux laquais. L'animal apprend que le roi prépare une promenade en carrosse le long de la rivière accompagné de sa fille, la Princesse. Le chat court auprès de son jeune maître pour lui donner des instructions. Le jeune homme devra se baigner dans la rivière au passage du carrosse. Les indications se limitent à cela sans plus d'explications.

Le jeune homme s'exécute et le chat en profite pour cacher les vêtements de son maître derrière un rocher. Au passage du carrosse, le chat appelle au secours en précisant que l'on vient de voler les vêtements de son maître, le Marquis de Carabas. C'est à ce moment-là que le chat informe le jeune homme de la nature de sa ruse. Le roi ordonne immédiatement d'arrêter le carrosse pour venir au secours de celui qui lui a fait tant de présents. Les laquais vont chercher des vêtements du roi ; le jeune homme les revêt et se joint au roi et à sa fille dans le carrosse.

Cet épisode marque un cap dans le récit. La ruse est mise au service d'un changement de condition sociale. La marque physique de ce stade de la ruse est symbolisée par le vêtement. C'est un motif récurrent dans la littérature pour aborder la question des codes sociaux. Le costume est un marqueur social très puissant. C'est le cas au 17ème siècle ou le vêtement de la noblesse n'a rien en commun avec le vêtement de la ruralité. Les frontières sociales sont très rigides et passent notamment par le vêtement. C'est pour cette raison que cette substitution vestimentaire fait l'objet d'un épisode qui marque un tournant dans le récit.

Accomplissement du renversement social


La suite du récit résulte de cet épisode central. Le chat reste au centre du récit. Il précède le carrosse pour procurer à son jeune maître tous les attributs de la noblesse. Au 17ème siècle, la noblesse se caractérise par la possession de terres et par la propriété d'un château.

Un autre personnage fait alors irruption dans le récit pour permettre la finalisation du subterfuge et un complet renversement. Il s'agit d'un ogre : il détient un immense château et les terres associées sur lesquelles, justement, se déroule la promenade du roi. Il menace des paysans pour qu'ils déclarent, au passage du carrosse, que leur maître est le Marquis de Carabas.

La dernière péripétie se déroule dans le château de l'ogre. Ce personnage terrifiant a d'étonnants pouvoirs : il peut se changer en animal. Le chat arrive chez lui et lui demande de se changer en lion. Mais tout de suite après, il lui demande s'il peut se changer en un animal plus petit. L'ogre se change alors en souris et le chat s'empresse de l'engloutir.

En se débarrassant de l'ogre, encore une fois par la ruse, le chat procure à soin maître des terres et un château. La substitution vestimentaire était le présage de ce renversement complet. On observe donc une inversion de la situation initiale. Le jeune fils défavorisé par l'héritage du père se trouve dans la position sociale d'un marquis.

Situation finale : de la position sociale à l'épanouissement sentimental


Le roi tombe sous le charme de ce Marquis de Carabas et lui propose la main de sa fille. Les noces sont célébrées le jour même et le jeune homme fait faire un trône spécial pour son chat.

L'aboutissement du conte se trouve dans le bonheur sentimental qui vient compléter l'ascension sociale. Cet élément est nécessaire pour caractériser un bonheur complet.

Le Chat botté relève du genre du conte de fées de par les ressorts narratifs mis en jeu et les personnages sur lequel s'appuie la progression du récit. Il mêle de manière très intéressante le thème de la ruse et celui de l'inversion sociale. L'anthropomorphisme est mis au service du jeune homme humble. La portée morale du récit réside dans le retournement de l'injustice dont est victime le personnage humain.
 






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