Albert Camus

Camus, La Mort heureuse, Résumé

La Mort heureuse est une œuvre de Camus. Celle-ci a été entamée en 1936, mais sans en avoir fini. Il l’a laissé de côté pour consacrer son temps à un autre roman L’Etranger. Ce n’est qu’en 1971, onze ans après sa mort que l’ouvrage a été publié et édité. Le livre reflète beaucoup sa vie, en quelque sorte une autobiographie, son parcours de jeunesse, ses différents souvenirs mais surtout l’amour, le bonheur et la mort dans toute sa splendeur. Patrice Mersault, qu’il a désigné en troisième personne, joue le rôle principal de l’histoire. C’est son héros qui lui est identique par ses apparences. En fait, le roman est riche en souvenirs autobiographiques, comme les quartiers de Belcourt où Camus a passé sa jeunesse, ou encore la bataille de la Marne, qui a emporté son père, et la tuberculose qui marqua toute son existence.

La mort naturelle

Du sang aux alentours

Patrice Mersault est né pauvre, et a partagé la pauvreté avec sa mère, en mangeant le soir autour d’une lampe à pétrole. Il a aussi vécu dans un environnement à l’ambiance de sang. Tout d’abord, il habite au-dessus d’une boucherie chevaline, qu’on la dénomme de manière sarcastique « À la plus noble conquête de l’homme ». De-là émane tout le temps une odeur de sang. Un jour où il a pris une pause-déjeuner sur le port d’Alger, il a assisté à une scène sanglante qui a fini par fracturer un docker. Entre autres, son ami Emmanuel est venu manger avec lui dans leur restaurant habituel à Belcourt, et lui raconte ses souvenirs durant la bataille de la Marne, où il y a tant de blessés et de morts qui ont engendré un écoulement considérable de sang dans le ravin.

L’amour sous tous les angles

Mersault a eu toujours l’envie d’être bien dans sa peau. Sa mère a souffert depuis fort longtemps d’une maladie incurable, qui a provoqué sa mort. S’étant déjà préparé à cela, il n’a même pas ressenti une tristesse particulière quand elle est morte. Depuis lors, il a vécu la pauvreté tout seul. Mersault a partagé l’amour avec Marthe, qui quant à elle sortait également avec Zagreus, un riche infirme, privé de ses deux jambes. Mersault a su un jour, une fois que lui et Marthe étaient allés au cinéma que sa bien-aimée l’a trompé avec un autre homme, et cette situation l’a rendu jaloux et furieux. C’est à ce moment même qu’il a compris que sa compagne ne l’aime pas.

L’argent et l’amour tuent

Zagreus a écrit une lettre d’adieu et l’a mise dans un bahut d’une pièce surchauffée. Un certain dimanche, dans l’après-midi, fou de rage de la trahison de son amoureuse, Mersault s’est rendu chez le riche. Après une longue discussion, Zagreus s’est obstiné à affirmer que l’argent ne fait pas le bonheur, mais permet d’avoir le temps pour être heureux. Et lui, il a pu rassembler autant de richesse en escroquant bon nombre de personnes. Né également pauvre, déjà à 25 ans, Zagreus, malgré qu’il n’avait pas de jambes dû à un accident, il n’a jamais reculé devant tous les moyens pour atteindre ses fins, la richesse. Paradoxalement, il s’est confié à Mersault qu’il a autant de fois désiré de mourir. Cette lettre d’adieu est mise dans un bahut d’une pièce surchauffée avec un revolver, et un coffre plein d’argent et conclu que sa vie est ratée.

La vengeance se mange froid

Une fois qu’il a su ce que Marthe lui a fait, Mersault s’est rendu chez elle pour faire une petite enquête sur tous les hommes qui lui ont fait la cour, dont le premier c’est Zagreus. Il a fini par le rencontrer et le trouve au début repoussant et vulgaire. Mais petit à petit, il a eu de l’affection pour lui. Se souvenant du message de la lettre, Mersault s’est rendu chez Zagreus. Il a pris un revolver et tire sur son rival. Il a bien arrangé la scène pour que l’enquête arrive à croire à un suicide. Et ça a été le cas, même s’il s’agit d’un crime immoral. Il s’accapare d’une somme d’argent considérable et rentre chez lui. Son seul but, c’est d’être riche et le meurtre n’est pas découvert. Mersault a rompu avec Marthe et est parti à Paris. Seulement arrivé à Lyon, il a eu un fort malaise dû à la fièvre, et a pris le train pour aller à Prague.

La mort consciente

L’argent ne fait pas le bonheur

Avec tout l’argent qu’il a dérobé au riche infirme, il erre dans toute la ville de Prague. La peur le poursuit, surtout quand il passe devant les édifices religieux, le vieux cimetière juif, ainsi que les monuments. Mersault s’est mis en plant et a senti d’immenses émotions en voyant un cadavre encerclé de plusieurs curieux. Il a pris le train pour partir vers le nord, et décidé de faire un long voyage. Ses aventures se succèdent à Vienne et à Gênes. Il a même payé généreusement une prostituée, après avoir couché avec elle. Depuis, il a compris que l’argent ne fait pas le bonheur, de même que l’amour.

L’amour et le bonheur

Les jours passent et les femmes se succèdent, mais Mersault vit un amour instable. Il a trouvé une fille qu’il n’aime pas mais il l’a épousée. Il s’est également approprié d’une résidence isolée face à la mer sur le Chenoua, une montagne de 905 m d’altitude, sise dans la région du nord de l’Algérie, à quelques kilomètres des ruines de Tipaza. Mais comme les deux ne partagent vraiment pas le réel amour, Lucienne s’est plainte de ne jamais entendre « je t’aime » sortir de la bouche de son mari. Et Mersault a fini par aller retrouver Marthe où il a vécu un moment doux et triste.

Les moments attristés de la vie pour une mort heureuse

Les circonstances ne s’arrêtent pas seulement là. Mersault est tombé malade, et même très souffrant et ses jours s’achèvent ainsi. En bref, il a basé sa vie sur l’argent car tout s’achète pour lui. Durant tout le livre, des passages tristes se succèdent : la relation avec la mère, la maladie, la pauvreté, la cigarette, mais aussi différents voyages à travers l’Europe. Il a eu tout et pouvait tout avoir avec l’argent qu’il a dérobé. Qui d’entre Mersault et Zagreus a eu la mort heureuse ? Tous les deux étaient pauvres au début, mais il faut avoir la volonté pour accéder au bonheur avec ou sans argent, car chacun est responsable de son destin au final.

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