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Honoré de Balzac, L'Auberge rouge : résumé


Un banquier de Paris offre un somptueux repas en l’honneur d’un ami allemand, monsieur Hermann, qui est décrit comme l’exemple même d’un bourgeois d’outre-Rhin, cordial, amateur de vins et faisant plus qu’honneur à la cuisine française, mais homme cultivé, simple, aimant la discussion. Le narrateur est assis à côté de la fille du banquier, en face d’un personnage étrange, assez falot, mais qui semble à plusieurs reprises au bord d’une crise nerveuse. On apprend par la fille du banquier qu’il s’agit de M. Taillefer, un homme qui a fait fortune surtout dans le ravitaillement des armées napoléoniennes, mais que la mort de son fils, tué en duel, a rendu neurasthénique. À la fin du repas, la fille du banquier demande à monsieur Hermann de leur raconter une histoire de son pays, une histoire à la Hoffmann, qui puisse les faire frissonner. Toute l’assemblée applaudit à cette idée.

L’histoire de M. Hermann a pour cadre les bords du Rhin, la zone occupée par les armées françaises. Le 20 octobre 1799, deux jeunes soldats français partis de Bonn arrivent à cheval à Andernach. Originaires de Beauvais, étudiants en médecine, ils ont été enrôlés dans l’armée et ont choisi de servir comme chirurgiens militaires. Ils profitent de cette période de calme et d’assez bonne entente avec les populations locales pour découvrir tous les attraits des paysages allemands, comme le feraient des artistes ou des touristes. M. Hermann se rappelle le nom d’un des deux jeunes Français, Prosper Magnan, mais pas de l’autre, qu’il baptise d’un prénom allemand très courant, Wilhem. Au moment où M. Hermann prononce le nom de Prosper Magnan, l’étrange M. Taillefer semble pris d’un malaise.

Arrivés à Andernach à une heure tardive, les deux jeunes chirurgiens décident de passer la nuit à l’"Auberge rouge", au bord du Rhin. L’aubergiste leur annonce que toutes les chambres sont déjà occupées et leur propose son propre lit. Il accepte aussi de mettre leurs chevaux dans un coin de la cour et leur promet qu’ils pourront avoir un repas digne des plus grandes tables de la région. La grande salle est remplie d’hôtes les plus divers, mariniers, officiers français, commerçants allemands, juifs. Le dîner promis, carpes et vins du Rhin, leur est servi tardivement. Ils discutent longuement avec l’aubergiste dans une salle qui s’est vidée de ses occupants. En toute fin de soirée apparaît un petit homme arrivé par bateau sur le Rhin, transportant une grosse valise. Il s’installe à leur table, mais apprend qu’il devra se contenter des restes du repas déjà servi et qu’il devra dormir dans la salle, faute de lit disponible. Cette perspective semble profondément inquiéter le voyageur qui porte une attention constante à son énorme valise. On apprend par la suite qu’il se fait appeler M. Wahlenfer et qu’il aurait été à la tête d’une manufacture d’épingles. Suit une description détaillée de la salle de l’auberge avec une porte à l’avant qui donne sur le débarcadère, une à l’arrière sur la cour et une fenêtre barricadée par une barre de fer.

En toute fin de soirée, le dernier arrivant demande à l’aubergiste de lui apporter quelques bonnes bouteilles. Ils boivent tous les quatre. Vers la fin du repas, les langues se délient. Prosper Magnan parle de sa mère qui doit se faire du souci pour lui, tout en cherchant à mettre de l’argent de côté pour pouvoir, un jour, acquérir un bout de terrain. L’aubergiste raconte qu’il a lui aussi réussi un tel projet, tandis que le dernier arrivant déclare qu’il n’a plus, quant à lui, de tels désirs. Au moment d’aller se coucher, Wilhem déclare qu’il est prêt à partager le lit de son compagnon et offre donc sa place au vieux négociant. Rassuré par cette proposition, celui-ci leur avoue qu’il transporte une très importante somme en or et diamants et ne se sent pas très en confiance avec ses bateliers. Prosper ne parvient pas à s’endormir, pense à ce qu’il pourrait faire pour lui-même et pour sa mère avec une telle somme et imagine qu’il pourrait trancher la tête du voyageur avec ses instruments de chirurgie, sans que celui-ci ne pousse aucun cri. Il pourrait alors fuir vers l’autre rive du Rhin, en soudoyant les bateliers. Il se lève, prend un instrument de chirurgie et se dirige vers l’homme endormi. Au dernier moment, un sursaut de conscience le retient. Il abandonne l’instrument, escalade la fenêtre ouverte et se met à errer le long du fleuve pour retrouver son calme et l’envie de dormir. C’est ce qu’il parvient à faire après être rentré à l’auberge. Son sommeil est troublé un moment par un bruit de gouttelettes tombant sur le sol, qu’il prend pour le tic-tac de l’horloge. Réveillé le matin par des cris perçants, il découvre que Wahlenfer a eu la tête tranchée. Victime d’un évanouissement, il se retrouve finalement dans la grande salle, entouré par tous les hôtes de l’auberge et par le chirurgien-major de la demi-brigade d’Andernach.

C’est dans la prison locale que son chemin croise celui de M Hermann. Celui-ci a fait partie d’un "corps franc", un groupe de patriotes allemands en lutte contre l’occupant français. Il a été arrêté par les troupes françaises. Il assiste à l’arrivée du jeune Prosper, parvient à se rapprocher de lui et se forge vite la conviction qu’il est innocent, alors que le bruit court qu’il doit être fusillé bientôt. Prosper lui confie qu’il n’a pas souvenir d’avoir commis ce crime, à moins qu’il ait agi comme un somnambule, qu’il se sent innocent en actes, mais coupable d’avoir imaginé ce crime dans un premier temps. Wilhem lui semble incapable d’un tel crime et il pense qu’il a dû fuir en voyant le spectacle dans leur chambre. C’est ce qu’il répète le lendemain devant ses juges. Mais comme la valise remplie d’or et de diamants n’a pas été retrouvée, l’idée s’impose qu’il a dû les enterrer quelque part, soupçon renforcé par le témoignage des mariniers qui l’ont vu aller et venir au milieu de la nuit. À ce moment du récit, M. Hermann retrouve subitement le nom du jeune homme enfui, Frédéric. Monsieur Taillefer a alors un regard sombre et une convive, qui l’observe, semble perplexe.

La fille du banquier interrompt alors M. Hermann, lui demande de ne pas finir son récit et de remettre l’épilogue au lendemain. L’autre convive ne peut s’empêcher de demander si le jeune chirurgien a été exécuté. Oui, lui répond celui-ci en précisant qu’il a assisté à la scène, à la demande de Prosper, pour porter son dernier souffle de vie. Il va de fait tenter, trois ou quatre années plus tard, de rendre visite à la mère de Prosper, morte entre temps. À la question de savoir ce qu’il ferait s’il était confronté au véritable meurtrier, il ne peut répondre et sort de la pièce. La jeune fille interroge Taillefer à la demande du narrateur pour savoir s’il a participé à la guerre en Allemagne. Taillefer nie. Le banquier lui rappelle qu’il a pourtant bien été à Wagram. Le narrateur se jure alors de démasquer le véritable meurtrier avant la fin de la soirée et s’installe à la table de jeu de Taillefer. Pris d’un malaise, celui-ci quitte la pièce alors que sa fille, Victorine, fait son entrée dans le salon. Quelques minutes après, on entend des cris effrayants venant la pièce contigüe, ceux de Taillefer qui vient de faire une crise et que sa fille raccompagne bientôt chez lui. Le narrateur révèle alors qu’il est tombé amoureux de Victorine quelques jours plus tôt lors d’un bal et qu’il est décidé à ne plus la revoir. Il part pour Andernach dans l’espoir de résoudre le mystère de cette histoire et donc de la fortune des Taillefer. À son retour, ses sentiments amoureux l’emportent et il décide de réunir ses plus proches amis, dix-sept au total, de leur expliquer l’embarras dans lequel il se trouve et de leur demander conseil. Invités à un dîner ils doivent tous voter, au moment du dessert, pour décider s’il doit ou non demander la main de Victorine. Aucune majorité ne parvient à se dessiner. Doit-il renoncer à Victorine qui est l’innocence même et qui n’a rien à se reprocher ? Doit-il laisser parler ses scrupules et l’abandonner à un autre homme ou laisser parler au contraire ses sentiments amoureux ?

 






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