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JEAN-PAUL SARTRE, HUIS CLOS : RESUME SCENE PAR SCENE

Scène I

Un homme est introduit dans un salon sans fenêtre et sans issue. Il s'étonne : aucun instrument de torture, aucun bourreau, l'enfer n'est vraiment pas ce qu'il avait imaginé. Mais son soulagement est de courte durée. La perspective de vivre toute une éternité dans cette pièce, dont la décoration ne lui plait guère, l'angoisse. Eperdu, il réclame à grands cris sa brosse à dents, demande aussi vaine que grotesque.

Scène II

Esseulé et abattu, il appelle en vain le garçon d'étage qui l'a amené ici. Résigné, il se réfugie dans un fauteuil.

Scène III

Une femme est conduite dans le salon. Elle s'enquiert d'une certaine Florence, en vain. Quand elle aperçoit l'homme, elle s'inquiète : est-il son bourreau ?
L'homme la rassure et se présente : il se nomme Garcin.
Elle est Inès Serrano.
Afin de préserver leur entente, ils s'accordent sur des règles de vie : que chacun reste cordial et de préférence silencieux. Garcin occupe le fauteuil tandis qu'Inès arpente la pièce de long en large. Quand la jeune femme remarque avec une certaine contrariété que le visage de Garcin est déformé par un tic qu'il ne peut réprimer. La peur de l'enfer et de souffrir le tourmente. Pour ne pas énerver davantage sa codétenue, il décide de cacher son visage.

Scène IV

Une autre jeune femme est amenée. Quand elle pénètre dans le salon, elle découvre Garcin, le visage caché, qu'elle confond avec un autre. Confuse, elle rit de sa méprise.
Le garçon d'étage annonce que plus personne ne les rejoindra. Ils devront cohabiter tous trois pour l'éternité.
La nouvelle venue souhaite s'asseoir mais elle juge les canapés vacants inappropriés : leurs couleurs sont hideuses. Garcin cède sa place. Elle s'installe et se présente : Estelle Rigault.

Scène V

Inès, qui est lesbienne, montre aussitôt son intérêt pour la belle Estelle.
Une conversation s'engage entre les trois prisonniers dont le mot « mort » est interdit.
Chacun évoque sa vie et les circonstances de son décès : Inès, préposée aux postes, s'est asphyxiée ; Garcin, journaliste, a été fusillé ; Estelle a succombé des suites d'une pneumonie.
Pendant ce temps, ils observent la vie de ceux qui leur ont survécu se poursuivre sur Terre : Estelle assiste à son enterrement, Garcin aperçoit sa femme et ses collègues du journal.

Tous s'interrogent : Pourquoi ont-ils été réunis ici ? 
Les codétenus racontent leurs existences. Estelle, jeune femme pauvre, a épousé un vieil homme riche. Mais très vite elle trompa son mari avec un amant plus jeune. Pourtant jamais elle ne put consentir à divorcer. En effet l'argent de son époux permit de soigner son frère malade.
A son tour Garcin explique : Directeur d'un journal, il était farouchement pacifiste si bien qu'il refusa de se battre. C'est pourquoi il fut fusillé.
Mais sont-ce bien les raisons qui les menèrent en Enfer ? Assurément non fulmine Inès. Elle dénonce les mensonges de ses camarades. Une seule raison peut expliquer leur présence ici : tous trois sont des assassins.
Désormais ils comprennent mieux ce qu'est l'Enfer : une torture morale.
Garcin réclame le silence. Le répit est de courte durée, interrompu par les tentatives de séduction d'Inès. Mais Estelle reste indifférente à la jeune femme, elle lui préfère Garcin.
Inès éconduite se venge : elle fait croire à Estelle que son visage est défiguré par une plaque rouge. Une querelle éclate. Garcin les exhorte à se taire.

Mais Inès insiste. Elle veut connaitre la vérité. Que chacun avoue les crimes qu'il a commis.
Garcin confesse avoir tourmenté sa femme qui est morte de chagrin.
Inès est coupable d'avoir séduite Florence, la femme de son cousin. Elle élimina son rival en le poussant sous les roues d'un tramway. Six mois plus tard, une nuit, Inès ouvrit le gaz entrainant sa mort et celle de Florence.
Enfin Estelle avoue : de son adultère est né un enfant, qu'aussitôt elle noya sous les yeux du père. Le malheureux se suicida d'une balle dans la tête.
Voilà pourquoi ils ont été réunis ici : tous trois sont responsables de la mort de ceux qu'ils ont aimés.

Garcin exhorte ses compagnes à oublier ces funestes confessions.
Inès, excitée par sa rivalité avec Garcin, tente de séduire Estelle. Une fois de plus elle est éconduite. Estelle lui crache au visage avant de se réfugier dans les bras de Garcin.
La jeune femme ne peut contenir sa colère et s'attaque à son rival : elle dénonce sa pusillanimité. Il n'est pas mort en pacifiste mais au contraire il a été abattu comme un lâche déserteur.
L'homme proteste en vain.

Estelle joue une idylle feinte auprès de Garcin. Celui-ci la repousse. Furieuse, la jeune femme menace de tuer Inès avec un coupe-papier… mais que peut-elle faire contre quelqu'un qui est déjà mort ?
Chacun, en avouant ses crimes, se révèle à jamais coupable aux yeux des deux autres. Jamais ils ne pourront mentir, jamais ils ne pourront retrouver leur honneur déchu.
Ils sont condamnés à se voir et à être vus tels qu'ils sont dans toute leur indignité. La torture morale est insoutenable. Voilà ce qu'est l'Enfer : les autres.

 




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