Pierre Corneille

Corneille, L’Illusion Comique, Acte I Scène 1 : Scène d’exposition

Introduction

Durant la période baroque, Corneille s’est illustré dans de nombreuses comédies comme La place royale, Melite ou Le menteur. C’est dans L’Illusion Comique paru en 1636 et présenté à l’époque comme une tragi-comédie que Corneille jouant pour la première fois d’une série de mise en abyme (créateur de ce procédé) fait en réalité l’éloge du pouvoir du théâtre. Dans cette pièce, Pridamant va consulter un magicien : Alcandre, pour tenter de retrouver son fils qui s’est enfuit : Clindor. Dans ce prologue, comme définit Corneille dans son épitre dédicatoire, c’est Dorante, simple outil dramatique qui est chargé de présenter Alcandre à Pridamant et implicitement aux spectateurs. Nous étudierons tout d’abord la fonction du prologue, puis pourquoi c’est un texte baroque et enfin nous verrons la présence implicite du théâtre.

I) Fonction du prologue : Dorante destiné à présenter Alcandre

La présentation d’Alcandre est faite avec une hyperbole :
– pouvoir
– autorité
– danger de mort

A la deuxième lecture, on peut comparer Alcandre et Corneille car Corneille peut aussi détruire quelqu’un par le biais du théâtre :
– Alcandre domine la nature, la nuit, le monde
– Corneille domine sa pièce et sa réaction. Corneille est metteur en scène.

II) Un texte Baroque

On retrouve plusieurs éléments qui nous montrent que c’est un texte baroque. Tout d’abord, on observe la présence d’hyperboles, mais également d’oxymore.
Le rythme binaire est également présent avec les différentes oppositions mises en valeur car chaque opposition est à l’hémistiche.
Toujours dans le texte baroque, on voit la présence du champ lexical du doute et de l’illusion.
En référence à la mythologie, ce qui est très fréquent dans le baroque, on peut voir la grotte de Platon :
– « affreux séjour » avec lieux sombres qui font penser à l’enfer (Royaume d’Ades)
– le commerce des ombres : il faut payer
– mort.

III) Présence implicite du théâtre : Alcandre metteur en scène

Double lecture de ce prologue qui, de manière implicite fait référence à la dernière scène qui reprend les mêmes thèmes :
éloge du théâtre
comparaison du pouvoir du magicien et de celui de Corneille : « art de l’imitation », de la production d’illusion.

Conclusion

Il s’agit d’un prologue car Dorante disparait, tous les personnages ne sont pas présentés, l’action y est incomplète. Ce texte illustre l’esthétique baroque.
Corneille a su construire une construction cyclique : première réplique (implicite) et dernière réplique (de l’oeuvre) (explicite).

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