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Guy de Maupassant, Le Papa de Simon : résumé


Paru en 1879, le conte de Maupassant est d'abord publié dans une revue, comme c'est le cas de nombreux récits du 19ème siècle. Il est ensuite intégré à un recueil, La Maison Tellier, en 1881. Le thème central est celui de la situation des enfants nés de père "inconnu" au 19ème siècle. Le récit est centré sur l'évolution des sentiments de l'enfant prénommé Simon.

Ce texte court n'est pas subdivisé en chapitres. Il donne une large place aux dialogues réalistes caractéristiques du courant naturaliste auquel on rattache Maupassant, comme Emile Zola.

Situation initiale : "Simon, il n'a pas de Papa"


La première scène du récit se tient à l'école, juste avant l'introduction du personnage de Simon. Les enfants évoquent entre eux la situation de la mère du jeune garçon appelée dans le conte "La Blanchotte". Cette dernière est décrite comme une mère isolée, méprisée par les autres parents ainsi que par les enfants. Simon n'est pas intégré à la communauté du village. La seule chose que les autres enfants connaissent de lui est cette situation de laquelle les autres parlent : il n'a pas de papa.

Cette scène introductive fait d'emblée surgir dans le conte la parole malveillante des enfants. Simon, avant même son introduction dans le récit est mis à la marge du groupe des enfants de l'école. Il en va de même pour sa mère qui est présentée comme une femme subissant le regard pesant des autres familles.

Arrivée de Simon dans le récit après son premier jour de classe


Simon paraît sur le pas de la porte de l'école. Le narrateur le présente comme un jeune enfant âgé de 7 ou 8 ans "un peu pâlot, très propre, avec l'air timide, presque gauche". Son premier portrait est donc en demi-teinte. Il est complété par un premier dialogue entre le garçon qui a colporté la nouvelle de la situation familiale de Simon et Simon lui-même. Le jeune enfant est questionné sur son patronyme. Il doit répondre à trois reprises qu'il s'appelle Simon. Et vient alors la réplique blessante : "On s'appelle Simon quelque chose... c'est pas un nom, ça... Simon.". L'enfant se met à pleurer et doit affronter le rire des autres. Le passage se conclut avec cette phrase : "Vous voyez bien qu'il n'a pas de papa."

Le premier dialogue voulu par Maupassant met en avant une opposition entre la solitude de Simon et le groupe des autres enfants. Les singuliers qui désignent Simon s'opposent aux pluriels qui représentent le reste du groupe. Cet échange verbal paraît d'une grande brutalité psychologique pour l'enfant et se conclut comme s'est conclue la toute première scène du récit : le triste constat de la marginalité sociale et familiale de Simon qui le fait se heurter à la cruauté des autres.

L'affrontement verbal et physique


La montée en puissance du récit passe par une scène de bagarre. Simon commence par tenter de se défendre par les mots. Alors que les autres hurlent en choeur "pas de papa! pas de papa!", il tente de dire "Si, j'en ai un". Mais il est rapidement renvoyé à la réalité par ceux qui lui demande où se trouve alors son père. Question à laquelle l'enfant est bien incapable de répondre.

Il contre-attaque en désignant un autre petit garçon qui n'a pas de papa. Mais ce dernier explique que son papa à lui est mort, qu'il est enterré au cimetière. C'est donc un nouvel échec de Simon.

Face à l'agressivité et aux attaques qui s'accroissent, Simon finit par s'en prendre physiquement à un des camarades. Les autres ripostent alors avec une violence inouïe et rouent de coups le jeune Simon. La scène se clôt par de nouvelles larmes de Simon, désespérément seul et rejeté de tous. A la brutalité psychologique de la scène précédente s'ajoute la brutalité physique et les coups. La bagarre s'achève par une sorte de danse macabre lors de laquelle les enfants forment une ronde autour de Simon accablé en chantant "Pas de papa, pas de papa." La seule riposte possible pour Simon est de répondre par des jets de pierres.

Ce passage du conte est une forme de crescendo qui insiste sur la gradation de la violence parallèlement à la l'enfoncement dans la solitude pour Simon. Il est rejeté, moqué, marginalisé, violenté. Cette cruauté est dépeinte explicitement par Maupassant à travers la présence notable du lexique de la violence et de la méchanceté. L'auteur insiste également sur la lâcheté des enfants qui fuient devant les jets de pierres.

Désespoir


Le récit s'accélère et conduit le lecteur aux côtés de Simon qui a l'intention de se noyer dans la rivière toute proche. L'idée lui en est venue suite à la noyade d'un homme pauvre qui s'était noyé parce qu'il n'avait pas d'argent. Le narrateur met en lumière le parallèle qui s'opère dans la tête de l'enfant "pas d'argent", "pas de papa". Les situations sont comparables dans l'esprit de Simon.

L'auteur insiste sur les pensées de l'enfant et traduit le désespoir profond auquel il est conduit. Le cadre naturel occupe une place importante dans ce passage. Il vient s'opposer au cadre social de l'école qui rejette l'enfant. La nature l'accueille au contraire sans jugement.

Ces paragraphes très émouvants pour le lecteur sont centrés sur la solitude de l'enfant, sur son isolement et le sentiment de marginalité qui le poussent à avoir envie de disparaître.

Le sauveur


La scène de désespoir est interrompue par l'apparition d'un main dans le récit : "Soudain, une lourde main s'appuya sur son épaule et une grosse voix lui demanda : « Qu'est-ce qui te fait donc tant de chagrin, mon bonhomme ? »". Le conte rompt donc la solitude de Simon et introduit un nouveau personnage, adulte, qui s'intéresse à la situation de l'enfant. Les désignations insistent sur cette maturité et la virilité de la voix et du geste.

L'homme, dépeint comme un ouvrier plein de bonté, prend Simon par la main et le ramène chez lui après avoir écouté son histoire et sa détresse. Loin d'abandonner l'enfant à sa tristesse, il laisse entrevoir une solution "on t'en donnera...un papa".
La bienveillance de cet homme simple et bon vient rompre la logique de brutalité et de violence qui animaient jusqu'ici le récit. Maupassant insiste alors sur les gestes tendres et sur la réciprocité des attentions entre l'homme et l'enfant.

Le retour chez la Blanchotte, la maman


De retour auprès de sa mère, c'est Simon qui lui explique sa situation et l'attitude que l'ouvrier a eu envers lui. La Blanchotte en reste très affectée et blessée. Les adultes sont émus l'un face à l'autre. L'enfant brise alors le silence en demandant à l'homme : "Voulez-vous être mon papa ?". Simon menace, avec ses mots d'enfant, de retourner se noyer si l'homme refuse. Il accepte alors tout simplement et, à la demande de Simon, lui révèle qu'il s'appelle Philippe.

La scène surprend le lecteur qui ne s'attend pas à un tel retournement de situation. La souffrance de la mère est compensée par la naïveté de l'enfant qui trouve lui-même la solution pour panser sa blessure.

Une scène de retour à l'école forme un diptyque avec celle de l'intimité familiale. Simon se montre fier et fort. Et le prénom de Philippe se substitue dans les dialogues au vide laissée par l'absence de père. Le récit est néanmoins relancé par une nouvelle attaque d'un camarade de classe qui lui déclare que si ce Philippe était vraiment son papa, alors "il serait le mari de sa maman".

Cette remarque permet d'entrer dans la dernière partie du conte qui va se centrer sur la relation entre Philippe et La Blanchotte. L'enfant va prendre alors le rôle de messager et va tisser des liens autour de lui pour parvenir à un nouveau cadre familial.

La création d'une nouvelle famille


C'est donc Simon qui se rend à la forge où travaille Philippe et qui lui demande s'il veut devenir le mari de sa maman. La bienveillance règne dans la forge où le statut de mère seule n'est pas à blâmer selon les camarades du forgeron. Ces derniers sont de bon conseil et Philippe se rend dès le soir chez La Blanchotte pour demander sa main.

La situation finale est un renversement de la situation initiale. La nouvelle structure familiale créée autour de Simon contraste avec la solitude de la mère et de l'enfant au début du récit. Le renversement concerne également le statut social de l'enfant autour de la thématique du père. L'enfant a trouvé un père et une place parmi ses pairs. Aux sarcasmes de la première scène d'école répond le silence final des camarades qui ne peuvent plus exercer leur cruauté.
 






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