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Biographie de Victor Hugo

Hugo (Victor)
(1802-1885)

Poète, écrivain, dramaturge et homme politique français.

Natif de Besançon, Victor Hugo fut le troisième enfant d'un général de l'armée napoléonienne. Enfant, il suivit les différentes campagnes de son père en Italie (1807) et en Espagne (1811). Lorsqu'en 1812 ses parents se séparèrent, Hugo suivit sa mère qui s'installa à Paris dans l'ancien couvent des Feuillantines, dont le jardin figurera à de nombreuses reprises dans ses poèmes. Le talent de Hugo se fit précocement remarquer et fut renforcé par l'éducation qu'il reçut, faite d'humanités et d'auteurs classiques. Il commença à écrire des poèmes très tôt, quoique ceux-ci fussent encore très imitatifs, et se fit remarquer lors des Jeux Floraux de Toulouse à seize ans, y gagnant le prix pour l'ode « Le rétablissement de la statue de Henri IV ».

En 1819, il créa avec ses frères le journal littéraire royaliste Le Conservateur Littéraire. Victor Hugo en fut le principal contributeur en rédigeant les critiques littéraires, les revues des pièces et  publiant un grand nombre de ses propres travaux.  En 1822, il publia le premier volume d'« Odes », qui lui fit obtenir une pension royale, lui permettant d'épouser Adèle Foucher.

Hugo participait également dès cette époque au salon de Charles Nodier à la bibliothèque de l'Arsenal, et fut déjà considéré comme le chef de file des Romantiques. Avec la série des « Odes »  suivi du célèbre manifeste romantique « Préface de Cromwell », il définit les principes de l'art romantique, opposés aux codes du classicisme qu'on trouve dans l' « Art poétique » de Boileau-Despréaux, demandant l'introduction du grotesque et de la laideur dans une vision résolument contemporaine du beau.  En 1829, il publia « Les Orientales », une collection de poèmes d'une virtuosité sans égale qui montrait sa maîtrise des diverses formes de poésie et « Le dernier jour d'un condamné à mort », roman qui est un vif plaidoyer contre la peine de mort. Sa position centrale dans le monde littéraire fut définitivement consacrée avec la représentation  de « Hernani » en octobre 1830 à la Comédie Française.

Après la naissance de leur cinquième fille Adèle en 1830, sa femme commença une liaison de plusieurs années avec Sainte-Beuve. Hugo lui-même eut à partir de 1833 une liaison qui durera toute sa vie avec l'actrice Juliette Drouet, qui joua dans sa pièce « Lucrèce Borgia ». Hugo demeura néanmoins en très bon termes avec sa femme, et son attachement à sa famille et à Juliette se voient dans « Les feuilles d'automne » (1931) et « Les chants du crépuscule » (1835). Les recueils suivants se porteront plus sur la nature métaphysique de la conscience poétique, avec « Les voix intérieures » (1837) et « Les rayons et les ombres » (1840).
Dramaturge et poète reconnu, Hugo démontra qu'il était un romancier prodigieux en publiant en 1831 « Notre-Dame de Paris », roman sombre et complexe dont l'intrigue se déroule dans le Paris du 15e siècle. L'influence d'Hugo et de ce roman dans l'imagerie populaire fut tellement importante que la description qu'il y fit de la cathédrale, conjuguée à différents pamphlets qu'il écrivit, entraîna la création de la Commission des Monuments Historiques afin de préserver de la destruction le patrimoine français. En 1837, Hugo reçut la légion d'honneur, et il fut élu à l'Académie française en 1841.

L'activité littéraire d'Hugo s'amoindrit quelque peu par la suite. Sa pièce « Les Burgraves » (1843) fut d'abord huée et retirée de la scène après cinq représentations. La même année, sa fille Léopoldine se noya. En 1845, il fut d'abord nommé pair de France et à la chute de la Monarchie de Juillet il fut élu député de Paris dans l'Assemblée Constituante. Il commença à publier L'Evènement, où il appuya la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence. Cet appui ne dura toutefois pas longtemps, et le coup d'Etat de 1851 modifia définitivement l'opinion que Victor Hugo se fit du désormais Napoléon III. Après avoir écrit un pamphlet violent, « Napoléon le petit », dans lequel il dénonce l'usurpateur, il part avec sa famille à Jersey d'abord, puis à Guernesey en 1855.

C'est pendant ces années d'exil qu'Hugo composa ses plus beaux poèmes : les vers satiriques des « Châtiments » (1853), les poèmes métaphysiques et personnels des « Contemplations » (1856), les poèmes épiques de « La Légende des siècles » (1859) ou les vers pastoraux et érotiques des « Chansons des rues et des bois » (1865). Il y acheva également son plus grand chef d'oeuvre, « Les Misérables » (1862) qu'il commença en 1845. Sa popularité en France demeurait alors inégalée, et ce même si le romantisme avait cédé la place à d'autres courants littéraires.

Son exil prit fin à la conclusion de la guerre franco-prussienne, la défaite française et la chute de Napoléon III. Hugo put retourner triomphalement en 1870 dans une France qui ne l'avait pas vu depuis presque vingt ans.  Héros national, il décrit dans « L'année terrible » (1872) ce qu'il ressentit durant cette période sanglante qui connut son apogée avec la Commune. Il retourna à sa maison de Guernesey pour écrire son dernier roman, « Quatrevingt-treize », sur la contre-révolution vendéenne. En 1876, il fut élu sénateur, et il demanda l'amnistie pour les communards. Un second volume de « La légende des siècles » (1877) fut publié (un troisième volume sera publié en 1883). Hugo était alors une grande figure nationale, et l'avenue qui bordait sa résidence fut baptisée de son nom. Il décéda en 1885, et ses derniers mots furent « Je vois une lumière noire ». Deux millions de personnes venant de toute la France et des autres pays européens assistèrent à ses funérailles, et il fut inhumé au Panthéon.

Hugo est considéré comme l'un des plus grands poètes français, dont le génie et l'intuition donnèrent naissance quasiment à eux seuls au courant romantique. Ces oeuvres inspirèrent également les parnassiens et les poèmes de Rimbaud. Il apporta des innovations dans tous les genres : alexandrins aux rythmes brisés, création de nouveaux noms propres et noms communs, traitement visionnaire des métaphores, complexité symbolique des décors et costumes de théâtre ou utilisation du roman comme une oeuvre complète, mêlant le drame, la philosophie, l'histoire, les sujets épiques.

Dès le début, Hugo insista sur la responsabilité sociale de l'écrivain, et après 1850 il se donna comme vocation de révéler l'ordre providentiel qui sous-tend les évènements personnels et historiques. Mais même si, à l'instar de tous les romantiques, il vit la Révolution comme un bouleversement important et une avancée majeure de l'histoire, il n'accepta jamais les excès de la Terreur et la violence des révoltes populaires.

 



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